>Macron 2022/2027 !

 

Certes, Emmanuel Macron peut agacer, pour des raisons secondaires liées à son style et à son tempérament. Tandis que Marine Le Pen inquiète en France et dans le monde, pour des raisons de forme et de fond. Ici, nous pensons au peuple français, à notre Europe, nous n'avons aucune hésitation. Nous préférons un président, fût-il arrogant, mais compétent et démocrate à une présidente ripolinée, inapte et d'extrême-droite. 

 

                                                                    Le résultat final !  

                                                                                 24 avril 2022 

 

                   Emmanuel Macron: 58,54%                                   Marine Le Pen: 41,46%

                                                                     

                                                            Tout dernier sondage !

             Emmanuel Macron, nous tous !

 

Les propositions du programme présidentiel d'Emmanuel Macron !

 

Indépendance énergétique, allongement de l’âge de départ à la retraite, aides sociales à la source. Le 17 avril 2022, le Président sortant a livré les grandes lignes de son projet, estimé à 50 milliards d’euros par an. Un projet 2022/2027 "en même temps", en poursuivant le programme de réformes structurelles, mais aussi en innovant sur la méthode et le fond. 

 

Plein emploi d’ici cinq ans, indépendance énergétique, allongement de l’âge de départ à la retraite à 65 ans. Lors d’une conférence de presse aux Docks de Paris, à Aubervilliers, en Seine-Saint-Denis, de plus d’une heure, Emmanuel Macron a exposé une trentaine de mesures-phares, avant de répondre aux questions des 320 journalistes accrédités, dont plusieurs dizaines de médias internationaux.

 

"Il y a beaucoup de sujets importants que je ne pourrais pas traiter aujourd’hui", a précisé, d’emblée, le Chef de l’Etat, reportant la politique d’outre-mer, la politique pour la biodiversité, le logement, à d’autres prises de parole.

 

Le Président sortant a évalué le coût de son programme pour la présidentielle à 50 milliards d’euros par an, auxquels s’ajouteront 15 milliards par an de baisses d’impôts, pour moitié bénéficiant aux ménages, pour moitié aux entreprises. Ces dépenses, en particulier pour l’éducation, la santé et l’autonomie, seront financées notamment par des économies par la réforme des retraites, avec le report de l’âge de départ, et sur les allocations-chômage.

 

Programmer 50 milliards d’investissements dans les armées

 

"Le projet que je vous présente aujourd’hui est évidemment ancré dans le moment qui est le nôtre, c’est-à-dire celui du retour du tragique dans l’histoire", a déclaré Emmanuel Macron, en référence à la guerre en Ukraine. Trois semaines après l’agression militaire russe, le Chef de l’Etat a développé son ambition pour l’indépendance de la France.

 

Elle est d’abord militaire, avec un budget pour la défense souhaité à 50 milliards d’euros en 2025 et une attention portée aux capacités du pays face aux conflits hybrides. Emmanuel Macron souhaite "intensifier les investissements pour pouvoir affronter une guerre de haute intensité, qui peut revenir sur notre continent". Pour cela, il a assuré qu’en cas de réélection, il demanderait au chef d’état-major des armées une réévaluation "de tous les besoins nécessaires", à la lumière de l’invasion russe en Ukraine.

 

Refonder le pacte armée-nation

 

Emmanuel Macron a plaidé pour une "refondation du pacte entre l’armée et la nation", pour tirer la leçon de la crise ukrainienne, avec le doublement du nombre de réservistes. Il faut "réfléchir à comment nous arrivons à renforcer, redonner de la vitalité à ce pacte" qui est "si essentiel", a-t-il déclaré, lors de sa conférence de presse..

 

Il a notamment évoqué "la généralisation du service national universel", ainsi que "l’augmentation des réservistes qui seront doublés". Il a souhaité "pouvoir mettre en place un plan de mobilisation civile pour renforcer notre résilience", ce qui "passera par un renforcement des stocks stratégiques de la nation, par un recensement des compétences des Français volontaires pour être mobilisés en cas de crise grave, mais aussi des capacités des entreprises-clés".

 

Emmanuel Macron a aussi souhaité que nous puissions poursuivre la généralisation du service civique pour les jeunes, "qui, là aussi, vient conforter et renforcer la résilience de la nation, mieux nous défendre face aux crises par un engagement militaire de sécurité intérieure mais aussi civile".

 

Viser à une plus grande indépendance énergétique

 

"Nous pouvons être la première grande nation à sortir de la dépendance au gaz, au pétrole", dit-il, qui entend, pour ce faire, changer la formation des prix de l’énergie au niveau européen et réformer le système de fixation des prix européens de l’électricité.

 

Quant aux projets liés à la production énergétique, Emmanuel Macron déclare plusieurs objectifs d’ici à 2050 : "En matière de production, la France s’engagera sur la construction d’une première tranche, un premier palier de six réacteurs nucléaires et une mise à l’étude immédiate de huit autres réacteurs. La puissance solaire sera multipliée par dix. Cinquante parcs éoliens en mer."

 

Se félicitant d’avoir "réussi, en 2021, à financer la rénovation de 650 000 logements", le Président se fixe un objectif de rénover 700 000 logements par an tout au long du prochain quinquennat.

 

Atteindre le plein-emploi en cinq ans

 

Emmanuel Macron a annoncé jeudi qu’il viserait, s’il est réélu, le "plein-emploi dans les cinq ans", grâce à des réformes "favorisant le retour à l’emploi" des chômeurs, objectif, selon lui, "atteignable" au vu de la baisse du chômage depuis 2017.

 

Transformer Pôle emploi en France Travail

 

Le candidat a dit vouloir continuer l’orientation prise de réformes du monde du travail il y a cinq ans. Après avoir rappelé vouloir mener à son terme la réforme des retraites, repoussée début 2020, et abordé la question de la formation professionnelle. "Nous transformerons aussi Pôle emploi en le transformant en France Travail, ce qui est un changement profond".

 

Le Chef de l’Etat ambitionne de faire de l’institution "un lieu où on accompagne celles et ceux qui ont vocation à revenir à l’emploi de manière beaucoup plus simple et où on met toutes les compétences autour de la table", soit une sorte de "guichet unique" de l’emploi, même si il n'aime pas ce terme.

 

Réformer le revenu solidaire d’activité

 

Emmanuel Macron a proposé une réforme du RSA "en assurant un meilleur accompagnement et un meilleur équilibre des droits et devoirs" et "l’obligation de consacrer 15 à 20 heures par semaine pour une activité permettant d’aller vers l’insertion professionnelle".

 

"Oui, il faut un soutien monétaire, mais il faut plus que ça", a poursuivi le Président, souhaitant  "reconnaître la dignité de chacun et demander une part d’efforts pour toutes celles et ceux qui le peuvent".

 

Fixer l'âge de départ à la retraite à 65 ans

 

Emmanuel Macron a annoncé qu’il prévoyait de porter progressivement à 65 ans, dans les 10 ans, l’âge légal de départ à la retraite, s’il était réélu à la présidence de la République. Lors de la présentation de son programme, il a déclaré que cette réforme prendrait en compte les carrières longues, les questions d’invalidité et "la réalité des métiers et des tâches".

 

Réformer le lycée professionnel

 

Le candidat veut engager une réforme du lycée professionnel pour en faire "une voie d’excellence en s’appuyant sur le succès de l’apprentissage". Il ajoute que les jeunes qui entrent dans une filière doivent connaître "le devenir de ceux passés par ces filières" avant eux. Emmanuel Macron souhaite poursuivre la réforme de la formation professionnelle, "en assumant un déréférencement de formations qui ne permettent pas de déboucher sur une profession durable".

 

Favoriser l'autonomie des établissements scolaires

 

En cas d’élection à un second mandat, Emmanuel Macron dit vouloir une "large concertation" dans l’éducation nationale, associant les enseignants, les personnels administratifs, les élus, les parents d’élèves, les associations, les élèves.

 

Renforcer l’autonomie des universités 

 

Le candidat revient aussi sur son souhait de donner plus d’autonomie aux établissements, qu’il avait évoqué lors d’un déplacement à Marseille. Celui-ci comprend notamment la possibilité pour les chefs d’établissement d’effectuer des recrutements "sur profils", d’entreprendre de nouveaux projets pédagogiques notamment. Par ailleurs, Emmanuel Macron souhaite pouvoir rendre public "le résultat de toutes les évaluations" effectuées lors de cette concertation pour les classes et les établissements.

 

En vue de "renforcer notre croissance potentielle par plus de compétences et par plus de savoirs", Emmanuel Macron veut "poursuivre l’investissement dans l’enseignement supérieur et la recherche". Le candidat veut aussi "assumer la compétition" entre les établissements avec la création de "nouveaux outils d’évaluation".

   

Durcir les conditions du droit d’asile

 

Emmanuel Macron veut mettre en œuvre une politique plus restrictive en matière de droit d’asile s’il était réélu à la présidence de la République. Il a déclaré notamment que tout demandeur d’asile serait dans l’obligation de quitter le territoire si sa requête était rejetée par la France.

 

Réformer et moderniser les institutions

 

Alors que sa réforme de la Constitution n’a pas pu aboutir, faute d’un consensus politique, Emmanuel Macron a proposé la création d’une commission transpartisane pour rénover les institutions et souhaite notamment renforcer les missions de contrôle du Parlement. "Nous avons aussi besoin d’améliorer la représentativité de nos élus. Je suis, à titre personnel, et je continue de l’être pour plus de proportionnalité."

 

Installer une convention citoyenne sur la fin de vie

 

Enfin, le Président sortant a estimé qu’une "convention citoyenne" serait adaptée pour trancher le débat sur la fin de vie. "Sur ce sujet, je souhaite que nous puissions avancer de manière apaisée, c’est pourquoi je pense que c’est un bon sujet pour une convention citoyenne". Il a ajouté qu’il soumettrait "à la représentation nationale ou au peuple le choix d’aller au bout du chemin qui sera préconisé" par cette convention, à savoir, organiser un référendum.

                                                                   Le 17 mars 2022.