>Mon Pays de Liège !

                   Liège, c'est plus qu'une ville, c'est une vie, mais elle doit choisir de vivre !

 

Le Pays de Liège, c'est bien sûr le Palais des Princes Évêques, la cathédrale St-Paul, ses églises, sa synagogue, le quartier festif nocturne du Carré, l'opéra, l'orchestre philharmonique, la Boverie, le musé d'art contemporain et son parc, le Théâtre de Liège, ses compagnies, les salles d'exposition, les nombreux cinémas, pas chers, les rives nonchalantes de la Meuse, l'ambiance chaleureuse et incomparable des terrasses, tavernes et restaurants, mais c'est aussi l'arrière-pays, le bocage du Pays de Herve, les forêts ardennaises, leurs rivières, et les sublimes Hautes Fagnes, espace sauvage unique en Europe, joyau naturel et biotope exceptionnel à découvrir. Mais ces dernières années, la renaissance de la cité mosane, à laquelle nous voulons croire, a connu bien des ratés. Notre Cité ardente a perdu de sa vitalité, malade de ses travers. La vie s'y est comme endormie, rétrécie, cherchant sa place en Wallonie, Liège a sans doute oublié que, pour s'en sortir, elle devait retrousser ses manches, se battre, s'imposer sur la scène nationale comme à l'international et choisir à nouveau la vie. Le sillon mosan, qui chemine quelquefois jusqu'à l'inertie, devrait enfin se ressaisir.                                                                                                    

>Est-ce vraiment moi qui ne tourne pas rond ?

        La Meuse liégeoise, paresseuse, que chante Jacques Brel, en son ciel bas, le port des yachts à la tombée du jour !

À l’image de cette photo, prise il y a plusieurs mois, Liège demeure une ville séduisante par certains côtés de son visage et de son patrimoine. Elle est aussi attachante par l’atmosphère qu’elle dégage; les Liégeois étant de bons vivants, ils cultivent la fête comme une tradition sacrée. Grands de gueule et généreux de cœur, ils savent recevoir le touriste, comme le passant et le migrant. Avant que de prendre quelques jours d’aération dans les Alpes bavaroises, j’ai voulu voir ma cité comme un étranger, comme si c’était la première fois que j’y flânais. Liège est sale, des déchets divers jonchent ses trottoirs, elle semble mal entretenue, ses places ne sont guère à leur avantage, aménagées souvent tristement, avec du matériel urbain et des matériaux de second rang. Ses pavés, chinois, sont de piètre qualité, véritables pièges pour les talons et les amortisseurs. Beaucoup de façades reflètent la grisaille ambiante par manque d’entretien. La mendicité est partout, du côté de l’ex-Grand-Poste, la drogue et ses seringues se baladent au vu et au su de tous. La police liégeoise, présente de-ci de-là aux heures claires, plus rarement aux moments sombres, semble dépassée par la boursouflure d’excès en tous genres qu’elle doit contenir plus que réduire. À cent mètres, l’image des prostituées rappelle une misère sociale bien réelle de la ville. Plus vers le centre, les cellules commerciales fermées et abandonnées se comptent par dizaines, voire davantage. À partir d’une certaine heure du soir et la nuit, le visage de la ville se transforme encore et laisse la place aux beuveries sans limite et à la violence. Le Carré tourne-t-il encore rond ? J’ouvre le quotidien local, « La Meuse », du 5 février, et j’y lis que Liège, qui fut jadis la plus importante ville de Wallonie, devant Charleroi, pour la première fois depuis 17 ans, a perdu 430 habitants ... Il est 20 h 20, j’attends 25 minutes un bus blafard et déchaîné avant que de pouvoir rentrer chez moi. Je me dis alors qu’il ne sera pas facile, dans ces conditions d’hygiène et d’insécurité, de faire revenir à Liège la classe moyenne et les nombreux retraités qui souhaitent se rapprocher de l’offre culturelle de qualité liégeoise, de ses petits commerces et de ses moyens de transport publics asphyxiants. Un projet d’une seule et petite ligne de tram, reporté plusieurs fois, est l’arbre malade qui cache la forêt. Secoué comme un prunier par un chauffeur de bus qui confond les rues et boulevards de la ville avec le circuit de Spa- Francorchamps, je regarde ma « Cité ardente » et je pense à son Bourgmestre, à ses Échevins sortants, PS et CDH, à sa population finalement passive, qui n’ont visiblement pas pris la mesure d’une déglingue qui ne dit pas son nom, un peu à l’image de la Wallonie, gouvernée près de 30 ans par les socialistes, et qui, malgré quelques remarquables succès économiques sectoriels, c’est vrai, s’enfonce toujours plus dans le chômage et la paupérisation d’une partie significative de ses habitants. Serait-ce pour cela que le peuple wallon s’affirme si peu et tremble si souvent devant l’avenir ? Pour couronner le tout, Liège est avilie par des scandales politico-affairistes, Publifin et Nethys en tête, dont elle se serait bien passée. Mais est-ce vraiment moi qui ne tourne plus rond ? 06 février 2018.

>Il neige sur Liège et sur une chanson bien peu inspirée !

"ll neige sur Liège", sur la Meuse paresseuse que chante Jacques Brel, bien peu inspiré dans cette chanson par une ville qu'il a pourtant aimée et beaucoup fréquentée dans sa jeunesse. Nos amis flamands y seraient-ils plus sensibles, eux qui se sont vus gratifier de deux trésors de la chanson française, "Le Plat pays" et "Entre Bruges et Gand" ? Evitons ce qui fâche, "Les Flamandes", mal comprise, et surtout "Les Flamingants", qui a failli étrangler de colère la Flandre tout entière et qui subit depuis la censure. 06 février 2018.

>Si les images ne flattent que l'égo, il y a échec !