Le  coin de vue 

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             Ce sont les idées qui doivent débattre entre elles,

            non les personnes qui doivent se battre entre elles !

                                                                A Sarah, ma fille tant aimée.

>Hanoucca est une résistance !

Ce 12 décembre 2017, commence pour les Juifs du monde entier la fête de Hanoucca, celle des lumières. Dans la pénombre, l'ombre ou les ténèbres, elle est le symbole de l'espérance en des jours meilleurs, de la vie, qui est plus forte que toutes les puissances obscures qui pourrissent l'existence des êtres humains. Hanoucca est une résistance !

<Shana Tova 5778> 

        21 et 22 septembre 2017.

>Moi, Roland D, je ne fais que passer ...

Il y a l'égo, celui du temps qui passe. Il y a l'écho, celui du temps passé. Je ne fais pas exception. Je vais mourir. Je n'ai pas peur, si ce n'est la souffrance et la vieillesse. "Mourir, cela n'est rien, mais vieillir ...". Une vie entière à apprivoiser ce qui, dans l'enfance, est réservé aux vieux, à l'adolescence fascine, à l'âge adulte rôde autour de soi plus qu'en soi, jusqu'au moment où l'extinction des autres et surtout des siens, comme une lancinante ritournelle, contamine l'être tout entier. Un travail est nécessaire. Vivre avec. Oui, mais en quelle compagnie ? Je veux dire de quels moyens humains disposer pour, si pas se réjouir, du moins se satisfaire du sort de soi. Nous n'avons que nous. La solitude est une amie qui ne fait pas de cadeaux. Elle est ontologique à l'existence. Elle est bienveillante et cruelle. Compagne au long cour, nous gagnons à l'écouter chaque fois que la fureur du monde nous emporte. A l'heure d'écrire ces lignes, j'ai 61 ans et, banalement, je me retourne. Ce fut enchanteur mais également difficile. La naissance, avec l'argent, est le plus injuste des héritages. Son tempo et son lieu sont une loterie dont on ne se remet pas. Naître est un destin que seule l'éducation peut contourner sans l'effacer, elle-même dépendante des circonstances. Double handicap, pour les uns, chance renforcée pour les autres. Quand ai-je pris conscience de la condition humaine, devrais-je écrire de la comédie humaine ? Ou plutôt, quand ai-je appris à prendre conscience du poker menteur qui se joue entre le hasard et la nécessité ? A table, avec des domestiques. Je me souviens. J'avais 12 ans. Le beau-père de ma soeur, Andrée, industriel et châtelain de son état, avait décidé de m'interdire l'accès aux dîners qu'il acceptait d'offrir aux personnes de sa condition. Pendant que ces gens ne refaisaient pas le monde, car il les comblait, attachés à leur rang comme une selle à sa monture, devisant entre deux Haut-Brion, j'apprenais ma leçon de classes en partageant une assiette de charcuterie avec le personnel de Monsieur: Arnold, le chauffeur, Justine, la femme de chambre de Madame et Marie, la cuisinière joufflue. Ce n'était pas désagréable. Ils étaient gentils et prévenants. Etait-ce parce que j'étais le petit frère de la belle-fille de Monsieur ou parce que je ne leur étais pas tout-à-fait étranger ? A la maison, chez mes parents, bien que d'un milieu de la classe moyenne, nous n'avions ni chauffeur, si ce n'est papa, ni une aussi grande cuisine pour y faire des repas que nous ne mangions pas et y loger trois serviteurs. Ainsi, je découvris que l'argent avait le pouvoir d'acheter des biens, mais encore des personnes et que celles-ci, par la magie d'un ordre qu'on eut dit naturel, en étaient satisfaites. Cette expérience originelle est le marqueur de ma conscience politique. Les années qui suivirent renforcèrent ma conviction que la violence du déterminisme social était insupportable. Je n'ai pas changé, rebelle je fus, rebelle je reste. Toutefois, ma révolte intime, celle qui puise son énergie dans l'expérience de l'humiliation, n'emprunte plus les mêmes chemins. J'ai renoncé depuis longtemps au vocabulaire flamboyant d'une certaine gauche, qui se fait plaisir en ignorant la lucidité. J'ai cessé d'affronter les moulins à vent qui tournaient dans ma tête sans rompre avec la quête. Je n'ai jamais cru à la révolution marxiste. Même communiste, dans mes jeunes années, j'ai combattu cette conception, en dernière analyse, comme ils disent, simpliste et donc totalitaire. Elle réduit l'Homme à sa dimension organique, en oubliant son aspiration légitime au bonheur personnel. Il doit y avoir une issue positive à la cohabitation de l'individu et du collectif. Une autre bataille que je crois gagnable, qui a divisé depuis trop longtemps la gauche et la droite, c'est la conciliation des exigences sociales dues aux travailleurs avec les impératifs économiques des entreprises. A l'aube de la vieillesse, je ne donne mon enthousiasme qu'au respect du réel, sans renoncer à l'aspiration d'un meilleur possible. Ici même, je souhaite laisser de mon passage le témoignage d'un homme qui aura vécu les épisodes contrastés de sa vie avec passion et impatience. Je garde la première, car elle continue à nourrir mes désirs et mes rêves. J'abandonne la seconde, à qui voudra la chevaucher, parce qu'elle ne fait plus sens à mes yeux. Lire comme écrire sont des actes d'amour. Alors, chers amis, aimez, mais pas trop tard.                                                                                                                                                         

>La complexité du monde !

                                                                 Au travail, les amis !

Mon soutien à Emmanuel Macron vient de plus de 40 années d’étude et d’observation du champ politique, économique et social. 

 

La complexité du monde explique mon choix ! C'est le "en même temps", d'Emmanuel Macron, que d'aucuns lui reprochent, en le taxant de simpliste, pourtant concept bi-face indispensable, si l'on veut rendre compte de l'hétérogénéité des questions difficiles que la modernité nous pose. Le noir ou blanc a quasi disparu de nos sociétés, à savoir qu'il n'y a plus de réponses simples à des problèmes complexes. Les nuances de gris marquent désormais notre temps comme la variété et la richesse des sentiments face au destin, à l'amour, à la beauté, au bien et au mal, à la nostalgie, la nouveauté, la maladie, la mort. Nous devrons nous y habituer, car le réel est plus fort que toutes les idéologies. 

 

Je dois y revenir, car certains s'interrogent légitimement sur le sens de mon soutien à la candidature d'Emmanuel Macron, sur le sens de ma présence dans le mouvement En Marche. Pardonnez-moi pour les explications techniques, voire technocratiques de mon choix, mais je pense que personne ne peut s'exempter de la complexité du monde moderne, pas plus que de se permettre de juger et jauger, les uns et les autres, sans accepter le nécessaire effort de compréhension de leur rapport à cette même complexité. En arithmétique comme en économie, bien que différentes ontologiquement, par leur articulation aux affects humains qui les traversent ou non, toutes deux ont cependant à respecter des règles, des contraintes et des réalités qui s’imposent à leur discipline. Personne ne peut nier le résultat d’une multiplication, comme nul ne peut ignorer l’indice de rentabilité d’une entreprise. Soyons concrets. Si les entreprises, prises globalement, sont malades et donc n'investissent pas ou plus, elles n'engagent pas, voire licencient ou délocalisent leur production et services, afin de retrouver des ratios plus conformes à leur survie. Je reconnais que ce n’est pas toujours le cas, car certaines quittent le pays d’origine pour accroître leur cash flow, donc les bénéfices, pour d'autres, il s'agit, ni plus ni moins, que de ne pas mourir. En ce cas, comment espérer que le pouvoir d'achat des travailleurs et des familles soit assuré ? Là où la micro-économie rejoint la macro-économie, c’est lorsqu’une politique publique encourage l’augmentation du pouvoir d'achat, ce qui, sur le plan moral et social, est légitime, mais en distribuant les bienfaits de cette politique, soit en creusant unilatéralement les déficits publics, qui sont aujourd’hui abyssaux, et cela ne fait que plonger davantage l'économie dans la récession et reporter la dette sur les générations futures, soit, pour trouver une source de financement suffisamment solide, c’est le recours à l’impôt sur le travail, impôt direct, et/ou à la TVA, impôt indirect injuste, qui ponctionne le pouvoir d’achat des ménages les plus pauvres. Il y a une troisième voie, qui n’est plus possible à l’échelle nationale en Europe, depuis la création de l’euro, c’est faire tourner la planche à billets et provoquer mécaniquement de l’inflation, donc de la perte de pouvoir d’achat. Cette politique redistributive généreuse dans son principe, c’est la doctrine de la gauche classique, sans contre-partie réelle sur le plan des réductions de la dépense publique, n’empêche pas, qu’un jour ou l’autre, il faut rembourser les sommes empruntées par les Etats. A qui ? Aux systèmes bancaire et financier internationaux. Avec des taux d’intérêt bas, comme ce fut le cas depuis quelques années, cela se passe relativement sans grande douleur. Problème, ces mêmes taux d'intérêt, c'est aujourd'hui la politique de la Réserve fédérale américaine, demain, celle de la Banque centrale européenne, augmentent depuis quelques mois. Il ne fait pas de doute, car tous les indicateurs disent la même chose (les taux de croissance, la politique pétrolière de l'OPEP, l'inflation et le protectionnisme de retour), que ces taux s’apprêtent à rentrer dans un cycle long économique, moins favorable évidemment aux prêts bancaires et aux investissements, puisque l’argent sera de plus en plus cher à l'avenir. Ce qui aura pour conséquence de gonfler les dettes publiques des Etats et de tendre mécaniquement le coût de toutes les politiques publiques de redistribution, voire de simple régulation. L’accroissement de pouvoir d'achat, par l'injection dans les circuits économiques de masses financières à crédit, sert avant tout, il faut le dire aux tenants des politiques laxistes keynésiennes, les financiers, qui se nourrissent grassement sur la dette publique et favorise l’importation de biens de consommation courante, ce qui a pour effet d’accroître le déficit de la balance commerciale des Etats. Il est donc urgent que les tous les gauchistes et les socialistes ancien modèle, qui leur emboîtent le pas, comprennent les mécanismes complexes qui régentent l’économie mondiale, qu’ils arrêtent de se murer dans le déni du réel et qu’ils se rendent compte, enfin, que le socialisme doctrinaire, qu'ils poursuivent dans leurs rêves chimériques et dangereux, est mort avec Karl Marx. Je suis social-démocrate ou plutôt, c’est plus clair ainsi, social libéral. Mon modèle de société, s'il doit y en avoir un, c'est le modèle des pays nordiques adapté à la révolution numérique et à l’urgence de l’innovation. Ces Etats ont édifié des sociétés modernes, tolérantes, ouvertes sur le monde et solidaires, oui, solidaires. Concilier les impératifs économiques et les exigences sociales, voilà un projet porteur, audacieux et révolutionnaire. Si j'ai rejoint le mouvement En Marche d'Emmanuel Macron, c'est que ce rassemblement d’hommes et de femmes, de gauche, du centre et de droite, portés par des valeurs humanistes et libérales, rompt avec les vieux conservatismes des uns et des autres et offre de nouvelles solutions aux immenses défis qui s’ouvrent devant nous. C’est parce ce que Emmanuel Macron incarne la voie équilibrée d’un social-libéralisme soucieux, à la fois, du bien-être des personnes, de la bienveillance entre les personnes, et de la nécessité de libérer les énergies, de casser les carcans d’une bureaucratie asphyxiante, de fluidifier la société, pour tout dire, de reconnaître que la quête du bonheur personnel et familial n’est pas et ne peut pas être antagonique avec les grands équilibres nécessaires de la société. Les sociaux libéraux sont non-dogmatiques. Ils ne sacrifient pas le réalisme sur l'autel de l'idéologie. La social-démocratie plonge ses racines dans l'histoire du mouvement ouvrier allemand, elle a évolué, par nécessité, car le pragmatisme est dans son ADN. Elle s'est émancipée d'une conception ringarde du monde, dans laquelle la vieille gauche l'enferme et s'enferme. En France, car ce pays reste un référent dans le monde, cette social-démocratie honteuse doit aujourd’hui faire un choix. Soit demeurer dans sa vieille maison socialiste marxisante, soit rejoindre ce grand courant qui se lève dans le pays, qui s’oppose radicalement au projet affolant du populisme de l’extrême droite et qui marche avec Emmanuel Macron. Je trouve sévère et injuste les attaques sommaires, grossières, voire abjectes contre cet homme courageux, contre son choix de proposer aux Français une transgression: dépasser la guerre de tranchées gauche/droite pour rassembler le meilleur du social de la gauche et le meilleur de l'économique de la droite. Nous sommes loin d'une politique conservatrice et réactionnaire. Allons voir du côté de la Grèce, du Portugal et de l'Espagne ce que représente une véritable politique d'austérité asséchante: coupes claires dans les budgets de l'éducation, de la sécurité sociale, de la santé, diminution du montant des pensions, report généralisé et aveugle à 67, 68 ans du départ à la retraite, vente du patrimoine culturel de l'Etat etc. La rigueur budgétaire, oui, elle est indispensable, elle n'exclut pas, tout au contraire, une politique sociale intelligente car sélective. L'époque de mesures indistinctes est révolue. Le temps est venu de dire aux citoyens responsables que les droits imposent des devoirs et que les devoirs donnent des droits. On ne peut plus en effet appliquer des politiques linéaires, alors que les situations locales et individuelles sont de plus en plus diverses, entre privilégiés de statuts, qui ne sont plus acceptables, et laissés-pour-compte. C'est la philosophie politique que propose à la France et à l’Europe Emmanuel Macron. Il n'y a pas d'autre alternative, si ce n'est le retour de la droite brutale au pouvoir, qui n'hésitera pas, au cas où elle serait majoritaire au terme des élections législatives de juin, de sabrer dans les budgets sociaux et de provoquer de véritables saignées. Si l'échec des progressistes sociaux libéraux et humanistes est le véritable souhait du Parti socialiste français, ses responsables seront les premiers à en payer le prix fort - ils le paient déjà - avec leur relégation dans l'opposition pour très longtemps. Il est essentiel aussi de ne pas encourager davantage l'hystérisation de la société française. Prendre le risque d'accroître les divisions, les schismes et les guerres civiles, comme l'extrême droite ne manquerait pas de le faire en cas de victoire de Marine Le Pen, c'est affaiblir durablement ce merveilleux pays qu'est la France. La révolution, au sens de la nécessité d'un changement complet des paradigmes de toute politique publique, sociale et économique, n'est pas le choix du dogmatisme rigide et irréaliste de la gauche doctrinaire. Ce n'est pas plus le choix d’un programme rétrograde et violent de la droite dure. Au premier tour de l’élection présidentielle, les électeurs ont tranché entre ces options. A présent, nous nous retrouvons face à l’extrême droite. Le programme de Marine Le Pen, s’il devait être appliqué, serait un désastre économique, social et culturel. L’aventure populiste et la fuite en avant nationaliste qu’elle propose mèneraient la France et l’Europe droit dans le mur. On sait d’où elle vient, l’héritière d’une lignée qui va de Pétain à Le Pen père. On sait où elle veut aller, en déchirant le cœur de France par une guerre civile mijotée dans son arrière boutique. La révolution démocratique, citoyenne et radicale que représente Emmanuel Macron, même si la tâche est immense, c'est, j'en suis convaincu, ce que la liberté, l’égalité et la fraternité peuvent offrir de meilleur aux citoyens en attente d’un renouveau démocratique. Au travail, les amis ! 27 avril 2017.

>La responsabilité de la France dans la déportation des Juifs français !

Ce n'est pas seulement l'Etat français, mais la France elle-même qui déporta 13.152 juifs vers Auschwitz, les 16 et 17 juillet 1942. A l'occasion du 75ème anniversaire de la Rafle du Vel d'Hiv, il fallait que cela soit dit avec force. Le propos du Président de la République, Emmanuel Macron, doit se comprendre, non comme une vaine et absurde demande de contrition au peuple français, mais comme la volonté, une bonne fois pour toutes, car le déni rode encore dans les esprits intentionnels, de dire toute la vérité historique, dans le sillage élargi des Présidents Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande. C'est l'honneur de la France de regarder l'histoire les yeux grands ouverts, de ne plus se cacher et se mentir derrière l'ombre magnifique et, faut-il le dire, assez solitaire du Général de Gaulle ! 16 juillet 2017.

>L'Europe, le chemin et l'horizon !

>"Make our planet great again" ! 

Le Président français, en interpellant, voire en défiant, en anglais, directement Donald Trump, se positionne intelligemment et opportunément comme un leader mondial dans la lutte contre le réchauffement climatique. Les actes qui suivront, aiguillés par Nicolas Hulot, le nouveau Ministre de l'Ecologie, diront si Emmanuel Macron tient cette promesse nécessaire. J'ai la conviction que nous ne serons pas déçu par ce jeune et énergique président. 1er juin 2017.

 Shame on you, Donald Trump !

<Un nouveau Président pour une France rajeunie !

                                                          Le Louvre, Paris, dimanche 7 mai 2017.

>Barack Obama en marche !

>Un combat plus qu'un débat, mais à qui la faute ?

Le débat de l'entre-deux tours de l'élection présidentielle française fut un combat. Dès l'entrée, Marine Le Pen a cogné et caricaturé Emmanuel Macron, avançant des slogans et des mensonges en veux-tu en voilà. Il lui a répondu sur le fond, chaque fois que cela était possible, car la parole d'en face crachait telle une Kalachnikov, démontrant la teneur et la pertinence de son projet. La candidate de l'extrême droite, au bord de l'hystérie, perdue dans ses écrans de fumée, ses notes brouillonnes et ses effets de manche d'avocate ratée, évita soigneusement de parler de ce qui fâche vraiment: l'amateurisme affligeant de ses propositions économiques, son mépris de la justice, sa haine infinie comme moteur de son action, bref, le vide sidéral de sa pensée ! A l'opposé, Emmanuel Macron, tout en cohérence et efficacité, resta calme, malgré la tentation permanente de saillies bien senties, comme lorsqu'il lui envoya cette volée: "Vous êtes la grande prêtresse de la peur !", et fit en sorte, sans toujours y parvenir, d'élever le débat au niveau des véritables enjeux de cette élection. Il n'y a aucun doute, ce combat n'a guère honoré le débat républicain - mais à qui la faute ? - Pas de doute non plus quant à l'attitude et la réaction des Françaises et des Français ce dimanche 7 mai 2017; ils donneront à Emmanuel Macron, par un vote clair et déterminé, qui ne sera en aucun cas un chèque en blanc, il en est pleinement conscient, l'énergie humaine, il n'en manque pas, et le poids politique, il lui en faudra, afin de mettre en oeuvre immédiatement sa méthode de travail, elle surprendra, et sa grande ambition, qui finira par être contagieuse, j'en fais le pari, pour la France et pour l'Europe.

 

Voici le commentaire de Paul Durieux, un ami et coeur battant du mouvement Alliance Wallonie-France, qu'il publie sur le site de l'AWF à propos de la création du site Le Coin de vue. Qu'il me soit permis ici de le remercier. Nos valeurs communes nous lient en Wallonie, en France, en Europe ...

EDITORIAL

LECOINDEVUE.BE

16 MARS 2017 

 

Parmi les chemins qu’emprunte l’Internet, il y en a qui s’engagent loin de la fureur et de la futilité dont se nourrit trop souvent l’esprit des hommes. Voici comment notre ami Roland Douhard présente le site qu’il a créé récemment :

« Contraction entre point de vue et coin de vie, le Coin de vue est une perception, un travail subjectif en action. Ne pas prétendre à la vérité, mais parcourir un chemin, du particulier à l’universel. Tourner le dos au vacarme du monde et proposer un dialogue respectueux et serein aux visiteurs du site. »

Homme engagé, Roland Douhard met des mots sur son rapport aux autres et au monde mais aussi sur son expérience intime de la vie telle qu’il l’a parcourue jusqu’à présent :

« A l’heure d’écrire ces lignes, j’ai 61 ans et, banalement, je me retourne. Ce fut enchanteur mais également difficile. La naissance, avec l’argent, est le plus injuste des héritages. Son tempo et son lieu sont une loterie dont on ne se remet pas. Naître est un destin que seule l’éducation peut contourner sans l’effacer, elle-même dépendante des circonstances. Double handicap, pour les uns, chance renforcée pour les autres. Quand ai-je pris conscience de la condition humaine, devrais-je écrire de la comédie humaine ? Ou plutôt, quand ai-je appris à prendre conscience du poker menteur qui se joue entre le hasard et la nécessité ? »

La France et la politique animent cet homme passionné. Quand on voyage à travers son site, on ne tarde pas à découvrir qu’il « marche » avec Emmanuel Macron. Il s’en explique :

« Je suis social-démocrate ou plutôt, c’est plus clair ainsi, social libéral. Mon modèle de société, s’il doit y en avoir un, c’est le modèle des pays nordiques adapté à la révolution numérique et à l’urgence de l’innovation. Ces Etats ont édifié des sociétés modernes, tolérantes, ouvertes sur le monde et solidaires, oui, solidaires. Concilier les impératifs économiques et les exigences sociales, voilà un projet porteur, audacieux et révolutionnaire. Si j’ai rejoint le mouvement En Marche d’Emmanuel Macron, c’est que ce rassemblement d’hommes et de femmes, de gauche, du centre et de droite, portés par des valeurs humanistes et libérales, rompt avec les vieux conservatismes des uns et des autres et offre de nouvelles solutions aux immenses défis qui s’ouvrent devant nous. »

Et ailleurs, il écrit :

« La révolution, nécessairement, doit être démocratique, citoyenne, basée sur une analyse lucide de l’état de la société ainsi que sur des propositions audacieuses, transgressives et, c’est important, réalistes. Tout discours de repli nationaliste, toute vision complaisante pour une idéologie, de gauche et de droite, toute réduction des dépenses publiques, qui ne visent que les plus faibles et ne touchent pas les plus nantis, toute dépense qui n’est pas financée, toute réforme qui n’est pas tenable, tout cela ne peut engendrer que la régression et l’échec, quelle que soit l’origine de ces velléités ou dérives. La révolution, aujourd’hui, c’est précisément dépasser les vieilles recettes, qui n’ont pas fait leurs preuves, c’est oser le travail en commun de personnes de bonne volonté qui, jusque-là, s’opposaient dans des batailles stériles, et qui, pourtant, partagent le même souci de la bienveillance sociale et de l’intérêt supérieur d’un pays, d’une nation, d’un peuple. La première fois que j’ai mis les pieds au pays d’Hugo, j’avais 5 ans. J’ai pleuré en regardant un paysage du Sud, qui me disait, « Te voilà chez toi ! ». Mes origines françaises, par mon père, coulaient dans mes veines comme sur mon visage. Je n’ai jamais oublié ce moment intime, où le cœur s’enflamme pour une terre comme il peut le faire pour une mère. » 

 

C’est la voix d’un homme, d’un citoyen, d’un ami : voilà pourquoi nous vous recommandons le site http://www.lecoindevue.be/.

                          La tache lumineuse, ocre et plus marquée, c'est la Belgique, la tête en bas dans le vide sidéral.

                                   J'y vis parmi les Hommes. Photo prise le 10 février 2017 par l'astronaute français,

                                                 Thomas Pesquet, à bord de la station spatiale internationale.

                                                       Le temps passe et il fait tourner la roue de la vie

                                                                comme l'eau celle des moulins. 

                                                       Telle est la vie des hommes, quelques joies,

                                                      très vite effacées par d'inoubliables chagrins.

                                                      Il n'est pas nécessaire de le dire aux enfants."

                                                                           Marcel Pagnol

                                                  " Je forme une entreprise qui n'eut jamais d'exemple

                                                   et dont l'exécution n'aura point d'imitateur. Je veux

                                                     montrer à mes semblables un homme dans toute

                                                    la vérité de la nature; et cet homme ce sera moi. "

                                                                 Jean-Jacques Rousseau

                                                             

                                                Liège, Cité ardente, c'est là où je vis, c'est là où j'écris.

                                                            Un coin du monde, mais c'est le mien.

 CEUX DE LIÈGE

 

Dût la guerre mortelle et sacrilège

Broyer notre pays de combats en combats, Jamais, sous le soleil, une âme n’oubliera
Ceux qui sont morts pour le monde, là-bas,
À Liège.
Ainsi qu’une montagne
Qui marcherait et laisserait tomber par chocs
Ses blocs,
Sur les villes et les campagnes,
S’avançait la pesante et féroce Allemagne.
Oh tragique moment !
Les gens fuyaient vers l’inconnu, éperdument Seuls, ceux de Liège résistèrent
À ce sinistre écroulement
D’hommes et d’armes sur la terre.
[...]
Que jamais troupe de guerre
Ne fut plus ferme et plus terrible sur la terre.
La ville entière s’exaltait
De vivre sous la foudre ;
L’héroïsme s’y respirait,
Comme la poudre ;
Le cœur humain s’y composait
D’une neuve substance
Et le prodige y grandissait
Chaque existence :
Tout s’y passait dans l’ordre intense et surhumain Ô vous, les hommes de demain,
Dût la guerre mortelle et sacrilège
Même nous écraser dans un dernier combat, Jamais, sous le soleil, une âme n’oubliera,
Ceux qui sont morts pour le monde, là-bas
À Liège.

« Ceux de Liège », poème d’Émile Verhaeren (1916).