>En France ! 

 En France, berceau de mon enfance, de mes espoirs et de mes craintes, exactement là où j'ai placé mon coeur, ma pensée et mon imaginaire. La France tient en effet une place particulière dans le monde, dans le mien. Elle incarne tant de choses, qui font du bien, qui font du mal. Voyager et découvrir les pays, les nations et les peuples et, toujours, pour ma part, revenir au siège de cette tendresse particulière pour Hugo et les siens. Bien sûr, les Lumières, qui laissent en vérité une trace contrastée, avec cette aspiration singulière et merveilleuse à vouloir réussir la vie en commun, mais avec, sur le chemin, cette tentation mortifère de réduire l'adversaire en ennemi. Il y eut beaucoup d'amour pour en arriver là et, tout à la fois, trop de haine pour s'en satisfaire. Etranges Etats que les France royaliste et républicaine, toutes deux unies par la passion d'être comme étalon de l'agir, toutes deux nourries au lait de la grandeur, mais aussi, parfois, de la laideur; ces France, qui défont et refont l'ouvrage sur un métier usé par les discours "Grand Siècle" autant que "Grand Soir", incapables de tenir jusqu'au petit matin. La France est un héritage fabuleux bien lourd à porter pour hautains en manque de vision. Et pourtant, en dépit des travers d'un peuple enfiévré par lui-même, malgré la fatigue qui vient au bord des larmes vous rappeler le tropisme français pour l'orage et la rage, comment ne pas tomber amoureux de la belle Marianne ? 

 

 

              Un gouvernement recyclé mais pas de renouveau !

 

L'annonce par le Secrétaire général de l'Elysée, Alexis Koëlher, de la composition du nouveau gouvernement. Alors que le Président Emmanuel Macron avait promis une nouvelle ère, on ne peut pas dire que la liste des ministres, ministres délégués et secrétaires d'Etat ouvre grande la porte au changement. Ce premier exécutif devra passer l'examen des élections législatives des 12 et 19 juin prochains; il est donc probable que soit il évoluera dans sa composition, soit il sera remplacé. Le sort d'un Eric Dupont-Moretti, mis en examen et détesté de la magistrature - sa nomination est une faute - est entre les mains la justice. Il est aussi certain que l'arrivée de l'éminent historien Pap Ndiaye, porteur de valeurs laïques disons molles, teintées de communautarisme, ne laissera pas non plus indifférents celles et ceux qui résistent depuis des années à la lente édulcoration des principes d'égalité républicaine. Voilà deux exemples qui risquent de fragiliser, dès l'entame, l'autorité d'un président, qui ne pourra plus se représenter, et qui aura besoin dans les mois et années à venir d'éviter les erreurs de casting et autres chausses-trappes rencontrées lors du premier quinquennat. Ce sera assez difficile comme ça. Il lui faudra aussi renoncer à une posture trop en surplomb et contrôler son tempérament.  

                                                                       Le 20 mai 2022.   

        

>Liste du premier gouvernement d'Elisabeth Borne ! 

 

Bruno Le Maire reste à Bercy et est nommé Ministre de l’Economie, des Finances et de la Souveraineté industrielle et numérique ;

 

Gérald Darmanin conserve son poste de Ministre de l’Intérieur ;

 

Catherine Colonna est nommée Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères ;

 

Eric Dupond-Moretti garde son poste de Ministre de la Justice ;

 

Amélie de Montchalin devient Ministre de la Transition écologique et de la Cohésion des territoires ;

 

L’historien Pap Ndiaye est nommé Ministre de l’Education nationale et de la Jeunesse ;

 

Sébastien Lecornu devient Ministre des Armées à la place de Florence Parly ;

 

La députée LRM Brigitte Bourguignon est nommée Ministre de la Santé et de la Prévention ;

 

Olivier Dussopt devient Ministre du Travail, du Plein Emploi et de l’Insertion ;

 

L’ancien LR Damien Abad est nommé Ministre des Solidarités, de l’Autonomie et des Personnes handicapées ;

 

Sylvie Retailleau est noméme Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche ;

 

Marc Fesneau devient Ministre de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire ;

 

Le patron de La République en marche, Stanislas Guerini, est nommé Ministre de la Transformation et de la Fonction publique ;

 

La députée LRM Yaël Braun-Pivet est nommée Ministre des Outre-Mer ;

 

La conseillère culture d’Emmanuel Macron, Rima Abdul-Malak, est nommée Ministre de la Culture ;

 

Agnès Pannier-Runacher devient Ministre de la Transition énergétique ;

 

Amélie Oudéa-Castera est nommée Ministre des Sports et des Jeux olympiques et paralympiques ;

 

L’ancien Ministre de la santé, Olivier Véran, est nommé Ministre délégué chargé des Relations avec le Parlement et de la vie démocratique ;

 

La magistrate Isabelle Rome est devient Ministre déléguée chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes, de la Diversité et de l’Egalité des chances ;

 

L’ancien Porte-Parole du gouvernement , Gabriel Attal, devient Ministre délégué chargé des Comptes publics ;

 

Le maire d’Angers, Christophe Béchu, est nommé Ministre délégué chargé des Collectivités territoriales ;

 

Franck Riester reste Ministre délégué chargé du Commerce extérieur et de l’Attractivité ;

 

Ancien Secrétaire d’Etat, Clément Beaune devient Ministre délégué chargé de l’Europe ;

 

La députée LRM Olivia Grégoire est nommée Porte-Parole du gouvernement ;

 

Justine Benin devient Secrétaire d’Etat chargée de la Mer ;

 

Charlotte Caubel est la nouvelle Secrétaire d’Etat chargée de l’Enfance ;

 

La députée européenne Chrysoula Zacharopoulou est nommée Secrétaire d’Etat chargée du Développement, de la Francophonie et des Partenariats internationaux, auprès de la Ministre de l’Europe et des Affaires étrangères.

                                                                          Le 20 mai 2022. 

 

 

                  >La descente aux enfers du PS français !

 

Si le PS avait su choisir la voie d'une social-démocratie assumée, en tournant le dos aux nombreux dénis qui ont jalonné son existence politique - sur la laïcité version 1905 et non revisitéé par l'islamo-gauchisme, sur la nécessaire immigration choisie, son intégration conditionnelle dans la société française, sur la sécurité, qui n'est pas qu'un fantasme obsessionnel droitier, sur l'équilibre entre exigences sociales et impératifs des entreprises, sur une régulation forte quant au cadre juridique global, mais accompagnatrice d'un dialogue social mature, sur l'âge de la retraite adapté aux évolutions du travail et de l'espérance de vie, sur une avancée sociétale quant à la  fin de vie ... - bref, si le PS avait été capable, il y a 20 ans,  de réaliser son aggiornamento, son Bad-Wurtemberg, en acceptant la rupture avec sa composante radicalisée (aujourd'hui chez Mélenchon), il aurait probablement évité son effacement de l'histoire et avoir aujourd'hui un(e) des sien(ne)s à l'Elysée ...

                                                                         Le 19 mai 2022. 

                     >PS: L'autre voie de Carole Delga !  

 

Carole Delga veut faire vivre la contestation de Jean-Luc Mélenchon au sein du Parti socialiste: 

« La question de l’éthique, de la droiture en politique me hante », a déclaré Carole Delga sur RTL. La formule résonnait spécialement dans la bouche de cette socialiste vent debout contre l’accord conclu entre son parti et La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon.

 

La présidente de la région Occitanie a évoqué une « période de confusion », constatant que « 17 millions de Français ont choisi de ne pas choisir », à l’élection présidentielle, en s’abstenant de voter ou en glissant dans l’urne un bulletin blanc ou nul. A cela, selon elle, il faut répondre par « l’exemplarité » et « la démonstration que la politique peut transformer les choses ».

 

Ces déçus de la politique « ont dit : nous en avons assez de ces divisions » à gauche, selon Mme Delga, qui pour autant continue de s’opposer mordicus au programme de Jean-Luc Mélenchon, dénonçant une « union de façade » dans les accords signés par La France insoumise avec les écologistes, les communistes et les socialistes.

 

« Je suis convaincue que nous devons avoir un Etat fort, laïc, et je pense que l’Europe est une solution », a-t-elle ajouté, évoquant aussi la nécessité d’une « relation apaisée avec les entreprises », autant de points qui, selon elle, ne se retrouvent pas chez son concurrent. « On ne peut pas être dans un mouvement de bruit et de fureur », a-t-elle ajouté.

 

« La gauche du faire, c’est nous, et nous allons nous mettre au travail », a-t-elle poursuivi, remarquant que « nous n’avons pas assez travaillé ces dernières années ». A Olivier Faure, le premier secrétaire du PS et cheville ouvrière de l’alliance avec LFI, « je dis : nous devons travailler ensemble, nous ne partirons pas du Parti socialiste », a conclu Mme Delga. Le 19 mai 2022.

 

 

 

 >Selon nos informations, Elisabeth Borne serait nommée Première ministre !

 

              Ministre du Travail, de l'Emploi et de l'Insertion sortante, Elisabeth Borne, nommée Première ministre.

                                                                                         16 mai, 16 h 15.

 

C'est évidemment une excellente chose qu'une femme entre à Matignon, 31 ans après Edith Cresson. Avec l'ampleur des défis politiques, sociaux, économiques et environnementaux qui l'attendent, tant sur les plans national, européen et international, une Assemblée nationale qui s'annonce comme le fer de lance d'une opposition radicale, houleuse, voire haineuse, une rue chauffée à blanc, elle devra être aussi compétente que solide. Compétente, elle l'est incontestablement, son parcours dans les Cabinets de Lionel Jospin et de Ségolène Royal, la redoutable réforme de la SNCF, les bons chiffres du chômage le prouvent. Solide aussi, selon tous ses interlocuteurs qui ont dû négocier avec elle. C'est une polytechnicienne brillante, à l'expérience aux postes de responsabilité riche et intense. Attendons les élections législatives de juin pour en savoir davantage. Même si la macronie et ses alliés ont une majorité parlementaire, les cinq années à venir risquent de ressembler à l'enfer. 

 

        

 

 

>La stratégie gramscienne de LFI pour le contrôle de la gauche française !

 

Certains se demandent comment Jean-Luc Mélenchon et La France insoumise ont fait pour engloutir, en un peu plus d'une semaine, Europe-Ecologie-Les-Verts, le Parti communiste et le Parti socialiste. Cela faisait 20 ans qu'ils en rêvaient et en avaient fait un objectif central de leur stratégie.

 

Cette OPA ne doit rien au hasard; elle a été savamment préparée en amont par un long, lent et intense travail tous azimuts, à la base, dans les médias traditionnels et sur la toile. Le leader maximo français a certes pas mal de défauts et de travers, colérique, brutal, intolérant, imbu de sa "personne sacrée", manipulateur, mais il a aussi de grandes qualités. Il est intelligent, pas né de la dernière pluie, cultivé, stratège, bon tribun et communiquant. La politique, qu'il a toujours pratiquée en professionnel, comme apparatchik puis élu - il n'a jamais travaillé en entreprise - lui colle à la peau, aux tripes, au cerveau. Il ne sait faire que ça, mais il sait bien le faire. Ce n'est pas le cas de tous, voyez Monsieur Z ... 

 

Examinons rapidement ce qui peut expliquer le coup politique de LFI sur ses adversaires directs de la gauche française. Dans ses "Ecrits politiques", Antonio Gramsci (*) théorise la conquête du pouvoir par la conquête des esprits, par l'hégémonie historique des idées communistes sur la société (prendre l'ascendant au sein des superstructures), stratégie non-violente que le philosophe italien a élevée au rang d'art noble de la politique et qu'il recommandait au Parti communiste de son pays.

 

Pour y parvenir, le PCI devait devenir, par un travail incessant dans le débat d'idées, dans les urnes, la fonction publique, les syndicats des enseignants, dans les entreprises, dans le monde académique et de la recherche, dans l'édition, la presse, aujourd'hui, on y ajoute les médias et les réseaux sociaux, en fait, dans tout l'arc de la production culturelle, de la pensée, des savoirs, du sport et des loisirs. C'est le concept "d'intellectuel collectif". Le parti n'est pas pour lui une fin en soi, mais un instrument de propagande dialectique qu'il faut faire vivre puissamment. Sa conception de la marche vers le pouvoir doit passer par le suffrage universel et s'y inscrire durablement.

 

On peut dire que la pensée gramscienne est à l'idéologie léniniste ou à la doctrine maoïste, l'héritière, ce que le soft power est à présent au hard power. Dans le premier cas, on accepte le verdict des urnes, quitte à perdre le pouvoir, dans le second, on confisque le pouvoir en excluant tout Etat de droit. 

 

C'est ainsi qu'à l'opposé du "communisme à visage humain", cher aux adeptes de Gramsci, ce que d'aucuns ont appelé l'eurocommunisme, depuis la seconde moitié du XIXème siècle jusqu'à nos jours, circule et innerve, dans toutes les strates de la gauche révolutionnaire internationale et au-delà, les compagnons de route et les marxistes qui s'ignorent, la doxa classique du déterminisme historique que Marx et Engels ont théorisé dans leurs essais politiques, philosophiques et économiques. Lénine et Staline l'ont mise en pratique dès l'entame de la révolution d'octobre. Mao, Castro, Pol Pot également. On connait le bilan dramatique. Cette idéologie prône la prise du pouvoir par la force, via son avant-garde ouvrière, le parti communiste et son Bureau politique. La dictature du prolétariat et le centralisme dit démocratique en sont l'alpha et l'omega. Chez les communistes et dans toute l'extrême gauche, on a toujours beaucoup plus pratiqué la dictature et le centralisme que la démocratie ...   

 

Une fois la machine de guerre en marche, comme un seul homme, elle s'empare et collectivise les moyens de production et d'échanges; les usines, les banques, le monde agricole, les moyens de communication, les centres névralgiques de l'Etat. Prendre le contrôle des infrastructures doit entraîner, par la contrainte et la répression d'une police politique aux ordres et de l'armée, la chute du pouvoir en place et de ses alliés politiques, culturels et cultuels, que ce pouvoir soit monarchique, bourgeois ou républicain. Dans la foulée, il est facile ensuite de mettre au pas les producteurs, diffuseurs et consommateurs des savoirs et de la culture. Enfin, imposer au peuple, pour son bien, c'est évident, un économie de guerre, un socialisme de guerre, car les ennemis intérieurs et extérieurs sont toujours là, menaçants les "acquis" de la révolution et, in fine, installer au long cours un communisme fantasmatique, qui ne mange pas de pain, mais concrètement, humainement totalitaire. L'individu est réduit à sa portion congrue au nom d'un intérêt dit collectif qui, en réalité, se réduit au parti. 

 

Des intellectuels d'extrême droite, dont l'essayiste Alain de Benoist dans les années '80 ont repris à leur compte le tropisme gramscien de l'importance des superstructures dans l'accession au pouvoir. Il faut que les valeurs identitaires, reprises aujourd'hui avec plus ou moins de bonheur par Marine Le Pen et Eric Zemmour, irriguent dans toute la société et finissent par s'imposer, d'abord socialement, puis culturellement et politiquement. Jusqu'à ce jour, c'est un échec. Pour combien de temps ?

 

Jean-Luc Mélenchon, féru d'auteurs marqués idéologiquement, nostalgique "du grand parti, bras armé du peuple", fasciné par les leaders charismatiques arrivés au pouvoir sur la pointe des pieds ou par effraction et demeurés en place au nom d'un populisme de bon aloi, cet homme-là a compris à son tour l'intérêt de préparer sérieusement la phase de l'avènement d'une hégémonie de son radicalisme  islamo-gauchiste, via LFI, sur l'ensemble de la gauche. C'est désormais chose faite et bien faite.

 

Exceptés quelques centaines de trublions socialistes, qui n'entendent pas s'écraser et disparaître devant le rouleau compresseur et qui ne renoncent pas à croire en l'Europe, à une laïcité sans concession avec le communautarisme et le séparatisme, avec la régulation réformiste du marché, ce sont pas moins des centaines de bastions écologistes et sociaux-démocrates qui ont viré de bord en se faisant harakiri sur l'autel des intérêts bien compris d'un Mélenchon faussement modeste.

 

Ainsi, il ambitionne pas moins d'être "élu" premier ministre au terme des élections législatives de juin. Outre que c'est le président, qui est élu, lui, qui nomme une personne à ce poste, la Nouvelle Union Populaire Ecologiste et Sociale (NUPES), sur base de l'analyse des résultats respectifs au premier tour de l'élection présidentielle, circonscription par circonscription, peut espérer entre 100 et 150 élus au maximum. Ce serait inespéré, mais largement insuffisant pour atteindre les 289 sièges nécessaires d'une majorité parlementaire. Jean-Luc Mélenchon est donc loin de pouvoir faire son entrée à Matignon. Toujours est-il qu'il a fait main-basse sur toute la gauche modérée; un succès incontestable.

 

Reste tout de même à savoir si le chef des Insoumis et ses poursuivants garderont toujours le cap sur l'Etat de droit est si, par malheur, ils accédaient un jour au pouvoir, n'auront-ils pas la tentation d'abandonner les sages conseils d'Antonio Gramsci pour les remplacer par des impératifs de conservation révolutionnaires ? En l'état actuel du fonctionnement peu démocratique de LFI, on peut légitimement se poser la question.

 

Point positif tout de même, en avalant les écologistes et les socialistes, Jean-Luc Mélenchon a effrayé la franche réformiste et modérée de la gauche; un électorat qui risque de se tourner vers Emmanuel Macron et la nouvelle maison commune, Ensemble, que son parti, Renaissance, partage avec le Modem de François Bayrou et Horizons d'Edouard Philippe. Pas sûr que Gramsci eût apprécié.

              

(*) Antonio Gramsci, 22/01/1891-27/04/1937, philosophe et écrivain politique italien, membre fondateur du PCI.                                                             

                                                                       Le 11 mai 2022.      

 

  "Je fais le serment de léguer à notre jeunesse un monde plus

             vivable et une France plus vivante et plus forte."

        Emmanuel Macron, seconde investiture à la présidence de la République française, Elysée, samedi 07 mai 2022.

 

       

           Le pouvoir passé est une statue de pierre !  

                     

Il y a des centaines, voire des milliers de personnes qui entourent et suivent Emmanuel Macron dans sa chevauchée fantastique. L'homme a toujours eu le sentiment qu'il devait compter, d'abord aux yeux de sa grand-mère maternelle, Germaine Noguès-Arribet, qu'il appelait Manette. Institutrice, professeure de géographie, puis directrice d'école, issue d'une famille enracinée dans les Hautes-Pyrénées, elle fut son émancipatrice, sa partenaire d'éducation sentimentale et intellectuelle, sa complice tant aimée: "Ma grand-mère m'a appris à travailler. Dès l'âge de 5 ans, une fois l'école terminée, c'est auprès d'elle que je passais de longues heures à apprendre la grammaire, l'histoire, la géographie. Et à lire". Tout est dit d'un garçon, d'un homme qui va. 

 

Le futur président voulut aussi compter pour ses parents, tous deux médecins. Pour sa mère d'abord, Françoise Noguès, avec laquelle il noua une relation proche, sans égaler pour autant celle avec Manette. Pour son père ensuite, Jean-Michel Macron, qu'il aima toujours de manière plus distante. Pour son frère, Laurent, et sa soeur, Estelle, tous deux médecins également, qui sont restés dans l'ombre de celui qui brillait plus que les autres, un temps distants, toujours discrets. Emmanuel n'a pas eu besoin de leur regard affectueux pour exister, reste qu'aujourd'hui, si ils se voient peu, ils se reconnaissent une fratrie dispersée mais rassemblée.

 

Et puis, bien sûr, il y eut le coup de foudre et de grâce, qui s'appelle Brigitte Auzière-Trogneux, qu'il conquit haut la main malgré son jeune âge. Il avait 17 ans; le statut de son amoureuse, celui d'épouse rangée de la bourgeoise provinciale, de mère de trois enfants, de professeure de français et de théâtre dans un collège catholique n'était pas fait pour l'impressionner. La belle Brigitte avait 42 ans. Il voulut la séduire, la charmer et l'étreindre, en dépit des nombreux obstacles et méchancetés qu'ils rencontrèrent sur leur chemin. Ils se marièrent au Touquet le 20 octobre 2007, dans l'enthousiasme des uns et le scepticisme des autres.   

 

La suite nous est connue aussi. Après des études brillantes (élève chez les Jésuites d'Amiens, Lycée Henri IV à Paris, sciences-po, philo, assistant de Paul Ricoeur, ENA (échec à Normale Sup), il devint inspecteur des Finances, banquier d'affaires chez Rothschild, rapporteur de la Commission Attali "pour la libération de la croissance française" (sous Nicolas Sarkozy), Secrétaire général-adjoint de l'Elysée sous François Hollande, puis Ministre de l'Economie et des Finances, fondateur du mouvement La République en marche (LREM) en 2016, élu Président de la République le 7 mai 2017, réélu le 24 avril 2022. C'est dire que la trajectoire d'Emmanuel Macron ressemble à celle d'une fusée dont le carburant ne semble jamais s'user. Ce n'est bien sûr qu'une impression. Une telle existence attire les convoitises, les intérêts et les jalousies. Les amitiés aussi, mais en petit nombre. Le pouvoir isole et rend celle ou celui qui le possède méfiant quant aux intentions d'autrui ... 

 

Si vous observez de près le 8ème président de la 5ème République française, vous vous apercevrez rapidement de sa fluidité - certains parlent de sa plasticité derrière l'image du commandeur - mais aussi de sa grande solitude. Très entouré, certes, approché, courtisé, monarque républicain, droit dans ses noirs mocassins dans les institutions gaulliennes, tel un Jupiter adulé, craint ou haï, il trône en majesté parmi les siens et les autres, guettant jadis son Cassandre, aujourd'hui son Brutus ou son Ravaillac. Nul n'apprécie l'ombre d'un successeur ...  

 

Etre président, c'est être seul, à décider, à récompenser, à décevoir et à malmener les conforts et les conservatismes de tous bords. Le Président De Gaulle et son ministre de l'Intérieur, Michel Debré, ont voulu donner à la France une architecture institutionnelle solide et stable. C'était nécessaire, à l'opposé de celle de la 4ème République, qui vit les gouvernements de coalition se suivre rapidement. En quelque sorte, le Général et son collaborateur ont ainsi donner un sursis, qui dure, à une monarchie qui serait devenue constitutionnelle. 

 

François Mitterrand, pourtant auteur d'un pamphlet assassin sur la 5ème République, dans "Le coup d'Etat permanent", s'est parfaitement glissé dans les habits du président monarque. Les suivants aussi, mais dans une moindre mesure. Emmanuel Macron, jusqu'à présent, est l'héritier de cette tradition verticale. 

 

Il s'est pourtant engagé à changer, à présider autrement, à l'écoute des corps représentatifs et intermédiaires, Assemblée nationale et Sénat, Conseil économique, social et environnemental, des pouvoirs locaux, départementaux et régionaux, de la Cour constitutionnelle, du Conseil d'Etat et de la Cour des comptes, des contre-pouvoir que sont le patronat, les syndicats et les ONG et, last but not least, en dialogue avec la société civile sous forme participative. Reste à inventer la méthode ...

 

N'oublions pas l'Union européenne, qu'il préside jusque fin juin, pour laquelle il se bat pied à pied, s'affichant comme son avocat fervent et son meilleur procureur des adversaires populistes intérieurs et des ennemis extérieurs. Très actif au Conseil européen des Chefs d'Etat et de gouvernements, aux côtés de son Président, Charles Michel, en symbiose avec la Commission européenne présidée par Ursula von der Leyen, mais aussi en contact et échange permanents avec le Parlement européen, via sa Présidente, Roberta Metsola, et le groupe parlementaire libéral Renew, Emmanuel Macron ne renonce jamais à aucun effort pour consolider l'Union, renforcer son unité et favoriser sa souveraineté. 

 

La France et l'Allemagne demeurent le couple-socle de l'intégration européenne. Le Chancelier Olaf Scholz et son homologue français s'inscrivent tous deux dans la continuité des prédécesseurs: Adenauer/De Gaulle; Schmidt/Giscard; Kohl/Mitterrand; Schröder/Chirac; Merkel/Sarkozy/Hollande/Macron et, depuis l'élection du premier allemand, en décembre 2021, le couple Scholz/Macron. Celui-ci rencontrera le Chancelier demain, 9 mai (la première visite d'un président français élu ou réélu à Berlin est devenue une tradition), alors que peu avant, il aura présidé la Journée de l'Europe à Strasbourg. Voyez combien le calendrier est parfois révélateur. 

 

Pendant ce temps, à Moscou, Vladimir Poutine tentera ce 9 mai, jour de commémoration de la victoire soviétique sur le nazisme, de terroriser le monde entier par une démonstration militaire de force; engins nucléaires bien en vue, puissance narcissique étalée, allocution menaçante et violente au programme ...

 

Sur les bords du Rhin, en face, devrait-on dire, au lendemain du 8 mai, telle une désynchronisation Est-Ouest lourde de sens, le Président Emmanuel Macron montrera à la communauté internationale une autre image, une autre réalité, une autre voie que celle de la guerre et de la dictature. L'Europe ne cédera rien des droits des peuples à disposer d'eux-mêmes. Elle réaffirmera son soutien à l'Ukraine, appelée, avec la Moldavie, la Géorgie, et les pays des Balkans, à rejoindre un jour, pas si lointain, une communauté politique démocratique, sas juridique de l'entre-deux, en attendant d'intégrer pleinement le club pacifique et guéri de sa naïveté européen.    

 

Lors de sa seconde investiture, le président réélu a promis d'agir essentiellement sur trois plans, qui en regroupent d'autres: le social, l'écologique et le productif (entendez la croissance). L'école, la santé, le pouvoir d'achat, le remboursement de la dette et la souveraineté de l'Europe étant ses lignes de force. Rien que ça !

 

Il y a donc beaucoup d'attente de toutes parts, dans un contexte de crise sanitaire, qui n'est pas close, de réchauffement climatique et de destruction de la biodiversité, de terrorisme, de guerre criminelle de la Russie en Ukraine. Comment dire ? C'est la quadrature du cercle, la martingale magique que le président réélu va devra trouver dans les semaines, les mois et les cinq années à venir. Il le sait, nous aussi, le temps presse.

 

Cette urgence, au seuil des nombreux défis qui l'attendent, qui attendent la France et l'Europe, malgré sa volonté d'être plus horizontal et plus rassembleur, va immanquablement renforcer et intensifier son obligation de décider, de trancher, parfois rapidement, et donc de diviser, voire de fracturer, à l'exact nadir du zénith qu'il recherche.

 

Chacun sait maintenant qu'il ne pourra plus se représenter, en tout cas en 2027. La loi interdit trois mandats successifs. Beaucoup songent déjà à l'élection suivante, qui élira le ou la 9ème président(e). Forcément, le locataire de l'Elysée actuel va perdre en autorité politique ce qu'il a gagné en trace dans les livres d'histoire.

 

Quels que soient les résultats des élections législatives de juin prochain, avec trois blocs plus ou moins compactes - si l'on excepte la droite Les Républicains, en pleine confusion et débâcle - trois blocs qui se font face (la Nouvelle Union Populaire Ecologique et Sociale - NUPES - de Jean-Luc Mélenchon; Ensemble, qui regroupe désormais la macronie, centre gauche et centre droit de Renaissance, ex-LREM, centristes du Modem de François Bayrou, libéraux d'Horizons d'Edouard Philippe; et le Rassemblement National de Marine Le Pen, auquel va s'agréger, par peur du vide, Reconquête d'Eric Zemmour, même sans accord), l'Assemblée nationale va se transformer, c'est une certitude, en chaudron volcanique, qui ne manquera pas de relayer au Palais Bourbon des manifestations de rue d'autant plus menaçantes qu'elles auront été rougies aux braises de la revanche.    

 

Reste donc à espérer que la coupole fédérale d'Ensemble parviendra à obtenir une majorité absolue, à défaut, relative, afin d'assurer le vote et la promulgation des projets de loi du nouveau gouvernement issu des élections parlementaires. Sa deuxième mission sera de contenir les assauts des troupes d'extrême gauche et d'extrême droite réunies, d'y répondre sur le terrain républicain et démocratique. Une toute autre majorité à l'Assemblée nationale, de l'un des deux blocs extrémistes - c'est peu probable, mais on ne sait jamais - signifierait l'instauration d'une cohabitation frontale, celle avec le démagogue radical Mélenchon ou avec la radicale populiste Le Pen, dont on peut être certain qu'elle serait violente et déstabilisatrice pour la France et l'Europe.

 

Quoi qu'il arrive, Emmanuel Macron a inscrit son nom aux côtés de ceux du Général De Gaulle, de François Mitterrand et de Jacques Chirac, les présidents réélus. Mais lui, tout comme l'homme du 18 juin, il l'a été hors cohabitation. Ces quatre hommes se distinguent donc par la pratique de deux mandats, qui n'ont pas souvent été brillants d'ailleurs. Les Présidents Pompidou, Giscard d'Estaing, Sarkozy et Hollande ne peuvent en dire autant. L'Histoire distinguera certainement les "grands" des "petits" présidents. La mémoire du passé est une chose, mais l'action du présent en est une autre. Pour l'heure et 60 mois, Emmanuel Macron doit agir. 

 

Le succès ou l'échec ne sont évidemment pas encore au bilan du cycle politique nouveau d'Emmanuel Macron. Manette n'est plus là pour l'écouter, l'aiguiller et le rassurer, tandis que Brigitte va poursuivre discrètement sa fonction de première dame. Elle va continuer à le soutenir, à l'entourer et à l'aimer. Mais le temps, seul vrai maître des horloges, ne donne-t-il pas déjà rendez-vous à Emmanuel, un miroir braqué vers lui ? Rien du reflet de sa grandeur d'hier et du moment ne lui échappe, mais tout désormais le conduit à une marche en solitaire. 

 

Au terme échu de la gloire, le temps pousse la passagère condition humaine à se retirer de la lumière, de la cour des servants, des foules sentimentales ou haineuses et des médias frénétiques. Bien sûr, en 2027, Emmanuel n'aura que 49 ans, Brigitte davantage. L'espace pour eux de ne plus rien rechercher de l'attraction d'un pouvoir qui rend fou, dit-on, mais qui rend plus seul encore une fois accompli. Il devient alors cette statue de pierre noircie au centre d'une place que l'on traverse distraitement, fût-elle au coeur de Paris, Washington, Pékin ou Moscou. Et l'on ne compte plus ... Les princes qui nous gouvernent ne devraient pas l'oublier. Le 08 mai 2022.         

 

    

                                                         Comme Première ministre d'Emmanuel Macron, nous verrions bien

                                                          Carole Delga, Présidente de la région Occitanie, social-démocrate.

 

Anticiper le temps long dans le court terme ne s'improvise pas !

 

Le quotidien "Le Monde", daté de ce 06 mai, soit même pas deux semaines après la réélection d'Emmanuel Macron, telle une ingénue avant son premier bal, en vient à s'impatienter. Il titre: "Les premiers jours immobiles du nouveau quinquennat d’Emmanuel Macron." Et d'introduire en chapeau : "Investi officiellement le 7 mai, le président réélu repousse toujours la nomination d’un nouveau premier ministre, celle de son gouvernement et le début des premières réformes promises." Ce journal sérieux ne confond-il pas vitesse et précipitation ? 

 

D'un côté, beaucoup se plaignent que tout va trop vite, jusqu'à faire l'éloge de la lenteur. D'un autre, dans des médias qui en viennent à faire du commentaire politique une extension journalistique du tweet, on en vient à s'exaspérer d'une séquence élyséenne de préparation sérieuse à ce qui vient et qui ne manquera pas d'en décoiffer plus d'un. Les prochains mois seront décisifs.  

 

Il est donc vrai que prendre trois semaines de réflexion, de contacts, d'échanges, d'analyses et, in fine, de décisions, quant aux mouvements systémiques de la société française, bouleversements géopolitiques européens et mondiaux et décantations et flux politiciens, non, ce n'est pas trop. Tenter d'anticiper le temps long, tout en gérant les court et moyen termes, voilà qui ne s'accommode pas aisément de la frénésie de l'actualité. En ce domaine, il ne peut y avoir d'improvisation. 

 

Quoi qu'il en soit les choses bougent. Après que La France insoumise (LFI) du leader maximo, Jean-Luc Mélenchon, ait englouti Europe-Ecologie-Les-Verts (EELV), reniant leur engagement existentiel en faveur d'une construction européenne forte, et avalé le Parti socialiste (PS), qui voit ainsi la ruine d'une existence centenaire de la social-démocratie, voilà que La République en Marche (LREM) devient Renaissance et que les macronistes pur jus s'allient sous une nouvelle coupole, appelée Ensemble, à nouveau avec le Modem de François Bayrou et, c'est une première, avec le parti Horizons d'Edouard Philippe. Par ailleurs, Renaissance a publié une première liste de 187 candidats, sur 577 éligibles, qui se présenteront aux élections législatives des 12 et 19 juin prochains, dont 101 députés sortants, 86 nouveaux candidats, pour une parité de 94 femmes et 93 hommes. Le Modem s'octroyant une centaine de candidatures et Horizons une soixantaine. A l'extrême droite, Marine Le Pen se repose toujours en vacances et Le Rassemblement National (RN) a fait savoir qu'il refusait tout accord avec Reconquête, le parti frère ennemi et raciste d'Eric Zemmour. La suite sera intéressante à observer. 

 

On le voit, pendant que les flux politiciens s'épanouissent, le président réélu prépare sérieusement la suite, avant de se lancer dans un second quinquennat bien différent du premier. De toute façon, soyez tranquille, cela va tanguer. Premier signe, la nomination la semaine prochaine, vraisemblablement d'une première ministre à la fois politique et d'expérience, en raccord sur les plans social, écologique et productif. L'oiseau rare pourrait se trouver en région Occitanie. Sa présidente, la socialiste Carole Delga, a refusé l'alliance, l'absorption pense-t-elle, du PS par LFI. Elle est donc, sur le papier du moins, Macron compatible. Reste à voir si les deux protagonistes pensent la même chose. Pas sûr ! 

 

Le point d'achoppement devrait être le projet d'Emmanuel Macron de reculer l'âge du départ à la retraite à 64 puis 65 ans, au cours des 9 années à venir, à raison d'une augmentation de 4 mois chaque année. La retraite officielle est aujourd'hui de 62 ans, suite à la réforme de la ministre du Travail sous la présidence de François Hollande, Myriam El-Khomery. L'idée du président Macron est d'élargir la base sociale de personnes en activité - selon le système de répartition, ce sont les actifs qui paient les retraites - afin de créer davantage de rentrées fiscales permettant de financer les pensions, appelées à croître encore pendant une quinzaine d'années, alors que l'espérance de vie est plus grande. Précisons que les carrières longues et la pénibilité de certains métiers seront prises en compte.  

 

De manière purement idéologique et démagogique, Jean-Luc Mélenchon a fait du retour de l'âge de la retraite à 60 ans un marqueur de gauche. Pour des raisons alimentaires, sacrifiant le fond du dossier sur l'autel de quelques dizaines de mandats, les écologistes et socialistes ralliés au grand chef rouge feignent de croire à un modèle financier et budgétaire qui ne tient pas la route. Que vont faire les socialistes non-soumis ? L'ancien second premier ministre de François Hollande, Bernard Cazeneuve, a déjà rendu sa carte du PS. D'autres, comme l'ex-président en personne et son autre premier ministre, Jean-Marc Ayrault, condamnent l'accord, se tâtent et se taisent. A suivre.  

 

Carole Delga est devant un choix stratégique. Ou elle se met en marge du PS, s'isole dans son fief occitan, tout en soutenant des candidatures sauvages de non-alignés, ou elle rejoint la gauche de la macronie, aux côtés par exemple de Jean-Yves Le Drian, l'actuel ministre des Affaires étrangères du gouvernement sortant de Jean Castex. Si l'Elysée venait à la contacter sous peu, en vue de lui proposer le poste redouté mais prestigieux de première ministre, elle devra sortir de sa réserve, quitte à négocier un compromis sur la réforme des retraites qui tienne la route: réaliste, donc crédible, et efficient.     

                                                                          Le 06 mai 2022.      

 

 

                                Toute la violence du personnage est dans cette photo.

 

            Mélenchon veut faire main-basse sur la gauche modérée !

 

Le projet communiste de LFI est incompatible avec l'Union européenne, ses valeurs, objectifs et fonctionnement. La gauche modérée ne peut se reconnaître dans un projet idéologique héritier d'un marxisme-léninisme à peine toiletté, de liens géopolitiques qui sentent le soufre et l'autocratie, dissimulés derrière un pseudo non-alignement, ainsi que d'un populisme aussi démagogique et manipulateur que celui de l'extrême droite. Un projet de société en vérité totalitaire. Tout cela au service d'un personnage volcanique, brutal, coupeur de têtes, un Saint-Just actualisé. Qui n'est pas avec Mélenchon est un ennemi de classe ... Le PS a mieux à faire. Construire, enfin, un véritable mouvement social-démocrate qui s'assume, réformiste, innovant, en phase avec les grandes causes que sont l'approfondissement d'une démocratie participative, locale, régionale, nationale et européenne, la transition écologique, la défense de la biodiversité au service d'un nouveau pacte social. Quant aux Ecolos, s'ils ne veulent pas disparaître, ils doivent tourner le dos à la soumission. Ils n'ont pas le monopole du message vert, mais sans eux, il risque d'être moins entendu et suivi.

                                                                         Le 26 avril 2022.

 

   

Emmanuel Macron, réélu Président de la République française !

 

                                                     Champ de Mars, dimanche 24 avril 2022. 

                           Le candidat.

 

                                                                             

                                                                      Nous tous ! 

 

Emmanuel Macron et Marine Le Pen au second tour de la présidentielle le 24 avril !

 

Deux conceptions de la France et de l'Europe vont désormais s'affronter. Soit l'humanisme, la laïcité, une France de la solidarité, du progrès et de l'innovation, au service d'une économie sociale ouverte mais régulée, une Europe forte et souveraine. Soit le repli sur la pré-carré d'un pays frileux, carapaté sur les peurs et la haine de l'Autre, une France abîmée par l'extrémisme, le racisme, une Europe affaiblie, voire impuissante. Aucune voix ne doit et ne peut manquer au candidat-président, Emmanuel Macron, pour un second quinquennat de continuation et d'intensification des réformes structurelles, pour davantage d'unité et de rassemblement. Il y aura donc de la consolidation et du nouveau, un grand projet de justice pour toutes et tous. Le 24 avril, il ne faudra pas se tromper.  

   Emmanuel Macron (27,35%) et Marine Le Pen (23,97%) seront face à face le 24 avril prochain. 

 

 

I  E. Macron
LRM                                                                                                  27,35 %
M. Le Pen
RN                                                                                                     23,97%
J.-L. Mélenchon
LFI                                                                                              21,70%
E. Zemmour
Rec                                                                                                   7,02 %
V. Pécresse
LR                                                                                                     4,73%
Y. Jadot
EELV                                                                                                     4,49 %
J. Lassalle
Res                                                                                                     3,23% 
F. Roussel
PCF                                                                                                     2,33 %
N. Dupont-Aignan  DLF                                                                                                                                              2,11 %                                      
A. Hidalgo
PS                                                                                                       1,73 %
P. Poutou
NPA                                                                                                      0,77 %
N. Arthaud
LO                                                                                                      0,57 %

                 

                   Le meeting d'Emmanuel Macron à Paris

                 La Défense Arena devant 35.000 personnes

                               le samedi 02 avril 2022 ! 

                                    Si rien ne change dans les intentions de vote, ces deux-là vont se retrouver !

>La candidate de l'extrême droite aux portes de l'Elysée ? 

 

Ne nous voilons pas la face, la tendance barométrique des intentions de vote pour le premier comme pour le second tour de l'élection présidentielle française commence à ressembler à une vague. Cela fait plusieurs semaines, après s'être mieux préparée qu'en 2017, que Marine Le Pen engrange auprès des électorats populaire, jeunes et désormais des retraités, par des propos aussi démagogiques que dissimulateurs. Eric Zemmour, toujours dans l'outrance, l'a en quelque sorte présidentialisée ... 

 

Le programme de la fille Le Pen, par un travail de relooking de son catalogue, cache en réalité une série de ruptures sytémiques, avec le principe de solidarité, avec l'Etat de droit constitutionnel, avec l'Alliance atlantique et avec l'Union européenne, qu'elle exècre, pour lui substituer un rapprochement stratégique avec la Russie poutinienne et les régimes autocratiques. Le candidat Emmanuel Macron, absorbé par la fonction présidentielle en contexte international chamboulé, n'a pas semblé en capacité d'opposer à cette masse critique de fractures une réponse forte, suffisante et convaincante. 

 

Il ne fait aucun doute que le président sortant a sous-estimé l'importance dans l'opinion publique du thème du pouvoir d'achat. Dans le même temps, le candidat, marginalisé par l'urgence de la guerre en Ukraine, effacé par le président, a manqué de temps et de réactivité pour mettre en avant ses propositions pour lutter contre l'inflation. Eu égard aux nombreuses crises qu'il a dû gérer, le bilan du président sortant est satisfaisant à bon et le programme du candidat ambitieux. Visiblement, de nombreux Français ne partagent pas ce constat. Ou quand la rationalité perd pied face au désarroi. 

 

D'après une enquête d'opinion réalisée par l'institut Elabe, Emmanuel Macron engrangerait 28% des intentions de vote (+0,5 point) au premier tour, pour lequel il terminerait en tête. L'écart avec Marine Le Pen se réduirait de 7 points au second tour, à 52,5% face à 47,5%. Les deux candidats étaient donnés respectivement à 56% et 44% la semaine passée, soit 12 points d'avance en faveur du Chef de l'État. Tous les sondages, avec une marge d'erreur de 2,5%, affichent la même photographie. 

 

Le duel Macron-Le Pen, annoncé depuis un an, semble donc plus serré qu'attendu. Le président sortant, sur fond de la terreur russe en Ukraine, a vu sa posture d'homme d'État renforcée, certes, mais désormais rattrapée par des problèmes franco-français, dont l'horizon et la résolution sont brouillés.   

 

La volatilité de l'électorat, les indécis et les abstentionnistes en balance ou adeptes de la pêche à la ligne, doublée de l'actuelle dynamique de Marine Le Pen, renforce l'hypothèse d'un basculement possible, d'une remontada populiste, nationaliste et raciste, hier encore improbable. 

 

La fragilité du président sortant est qu'au second tour, il devra aller chercher avec les dents les renforts nécessaires; le rejet, voire la haine de sa personne sont sensibles dans le pays. Il ne pourra pas compter bien sûr sur les électeurs d'Eric Zemmour, d'un tiers des votants de Valérie Pécresse, dont le score s'annonce médiocre, ainsi que de nombreux citoyens qui votent à gauche et qui préféreront renvoyer dos-à-dos le candidat de LREM et la patronne du Rassemblement national. Une équation à plusieurs inconnues qui rend très aléatoire la résolution du problème d'Emmanuel Macron.  

 

Oui, Marine Le Pen pourrait faire son entrée à l'Elysée le 24 avril prochain ... 1er avril 2022. 

 

 

 

            Ecouter les Français, voir Paris La Défense Arena !   

 

 

                  Le candidat Macron déploie son projet !

 

                Rien n'est écrit, rien n'est gagné !

 

                         Le voici, avec vous !

 

 

 Appel aux sympathisants et militants d'Emmanuel Macron !

 

Chers amis,

 

Vous l’avez vu, j’ai écrit aux Français ce jour pour solliciter leur confiance pour un nouveau mandat comme Président de la République.

 

Si je me suis porté candidat c’est pour une raison simple : j’ai la conviction que je peux être utile dans les cinq ans à venir.

 

Le contexte international, marqué par la guerre en Europe, ne me permettra pas hélas, de faire campagne comme je l’aurais souhaité.

 

Que vous soyez militants de la première heure ou que vous ayez rejoint récemment les mouvements de la Majorité présidentielle, votre engagement est donc plus précieux que jamais pour porter notre bilan et notre projet dans chaque village, chaque ville. Auprès de chaque Français.

 

Ce qui se joue avec cette élection présidentielle n’est pas la victoire d’un camp ou d’un parti. C’est le destin d’un pays qui, dans ces temps troubles, doit continuer de renforcer son indépendance et d’agir pour bâtir une Europe-puissance, capable de peser sur le cours du monde. C’est l’avenir de nos enfants et de nos petits-enfants et c’est pour cela que nous donnerons la priorité à l’éducation.

 

Nous avons 37 jours. 37 jours pour porter nos propositions. 37 jours pour défendre notre vision de la France et de l’Europe. 37 jours pour convaincre. Soyez engagés, fiers de ce que nous sommes, mobilisés pour faire gagner la France, l’Europe et nos valeurs de démocratie, d’indépendance et de progrès.

 

Nous pouvons faire de ces temps de crise le point de départ d’une nouvelle époque française et européenne. Avec vous. Je compte sur vous, militants de l’idéal, pour être au rendez-vous de ce moment d’Histoire. Le 04 mars 2022.

          La Lettre aux Français d'Emmanuel Macron !

 

« Mes chers compatriotes,

 

Depuis cinq ans, nous avons traversé ensemble nombre d’épreuves. Terrorisme, pandémie, retour de la violence, guerre en Europe : rarement, la France avait été confrontée à une telle accumulation de crises. Nous avons fait face avec dignité et fraternité.

 

Nous avons tenu bon sans jamais renoncer à agir. Grâce aux réformes menées, notre industrie a pour la première fois recréé des emplois et le chômage a atteint son plus bas niveau depuis quinze ans. Grâce au travail de tous, nous avons pu investir dans nos hôpitaux et notre recherche, renforcer nos armées, recruter policiers, gendarmes, magistrats et enseignants, réduire notre dépendance aux énergies fossiles, continuer à moderniser notre agriculture.

 

Grâce à nos efforts, nous avons, avant la pandémie, réduit nos déficits et, tout au long du quinquennat, baissé les impôts de manière inédite. Tout cela nous a permis d’être crédibles et de convaincre nos principaux voisins de commencer à bâtir une Europe-puissance, capable de se défendre et de peser sur le cours de l’Histoire.

 

Nous n’avons pas tout réussi. Il est des choix qu’avec l’expérience acquise auprès de vous je ferais sans doute différemment. Mais les transformations engagées durant ce mandat ont permis à nombre de nos compatriotes de vivre mieux, à la France de gagner en indépendance. Et les crises que nous traversons depuis deux ans montrent que c’est bien ce chemin qui doit être poursuivi.

 

Nous connaissons des bouleversements d’une rapidité inouïe : menace sur nos démocraties, montée des inégalités, changement climatique, transition démographique, transformations technologiques. Ne nous trompons pas : nous ne répondrons pas à ces défis en choisissant le repli ou en cultivant la nostalgie. C’est en regardant avec humilité et lucidité le présent, en ne cédant rien de l’audace, de la volonté et de notre goût de l’avenir que nous réussirons. L’enjeu est de bâtir la France de nos enfants, pas de ressasser la France de notre enfance.

 

Voilà pourquoi je sollicite votre confiance pour un nouveau mandat de Président de la République. Je suis candidat pour inventer avec vous, face aux défis du siècle, une réponse française et européenne singulière. Je suis candidat pour défendre nos valeurs que les dérèglements du monde menacent. Je suis candidat pour continuer de préparer l’avenir de nos enfants et de nos petits-enfants. Pour nous permettre aujourd’hui comme demain de décider pour nous-mêmes.

 

Il n’y a pas d’indépendance sans force économique. Il nous faudra donc travailler plus et poursuivre la baisse des impôts pesant sur le travail et la production. Pour ne pas nous laisser imposer par d’autres les technologies qui rythmeront demain notre quotidien, il nous faudra aussi continuer d’investir dans notre innovation et notre recherche afin de placer la France en tête dans les secteurs qui, comme les énergies renouvelables, le nucléaire, les batteries, l’agriculture, le numérique, ou le spatial feront le futur et nous permettront de devenir une grande Nation écologique, celle qui la première sera sortie de la dépendance au gaz, au pétrole et au charbon.

 

C’est à la condition de cette reconquête productive par le travail que nous pourrons préserver et même améliorer ce modèle social auquel nous tenons tant et qui a fait ses preuves.

 

Nous lutterons contre les inégalités, non pas tant en cherchant à les corriger toujours trop tard qu’en nous y attaquant à la racine. Nous ferons en sorte que tous les enfants de France aient les mêmes chances, que la méritocratie républicaine redevienne une promesse pour chacun. Pour cela, la priorité sera donnée à l’école et à nos enseignants, qui seront plus libres, plus respectés et mieux rémunérés.

 

Nous investirons pour permettre à chacun de vivre le grand âge à domicile tant qu’il le peut, pour rendre les maisons de retraite plus humaines. Nous poursuivrons sans relâche notre travail pour l’inclusion de nos compatriotes en situation de handicap. En matière de santé, nous opérerons la révolution de la prévention et ferons reculer les déserts médicaux.

 

La force de notre modèle social est là : dans cet investissement dans l’humain tout au long de la vie, qui donne confiance aux familles et a fait de la France l’un des pays d’Europe à la plus forte natalité.

Défendre notre singularité française implique enfin de promouvoir une certaine manière d’être au monde. Un art de vivre millénaire, enraciné dans chaque région, chaque canton, chaque ville et chaque village que ce soit en métropole ou dans nos outre-mer. Une histoire, une langue, une culture que lorsque l’on est Français, on se doit de connaître, d’aimer, de partager. Une citoyenneté, qui ne repose pas seulement sur des droits, mais sur des devoirs et un engagement de chaque jour. Parce que le respect des lois n’est pas négociable, nous poursuivrons l’investissement dans nos forces de sécurité et notre justice. Nous encouragerons l’engagement avec une ambition simple : former non pas seulement des individus et des consommateurs, mais des citoyens. Faire des républicains.

 

Tout au long de mon mandat, j’ai vu partout un esprit de résistance à toute épreuve, une volonté d’engagement remarquable, une inlassable envie de bâtir. Je l’ai retrouvée dans notre pays mais aussi en allant à la rencontre de nos compatriotes vivant à l’étranger. En chaque lieu, j’ai perçu le désir de prendre part à cette belle et grande aventure collective qui s’appelle la France.

 

C’est pourquoi le moment électoral qui s’ouvre est si important. Cette élection présidentielle déterminera les directions que le pays se donne à lui-même pour les cinq années à venir et bien au-delà. Bien sûr, je ne pourrai pas mener campagne comme je l’aurais souhaité en raison du contexte. Mais avec clarté et engagement j’expliquerai notre projet, notre volonté de continuer à faire avancer notre pays avec chacun d’entre vous.

 

Ensemble, nous pouvons faire de ces temps de crises le point de départ d’une nouvelle époque française et européenne.

 

Avec vous. Pour vous. Pour nous tous.

Vive la République !

Vive la France !

 

>Emmanuel Macron est candidat à sa réélection !

 

Emmanuel Macron annonce sa candidature à l’élection présidentielle française dans une "Lettre aux Français",  mise en ligne ce soir.

 

Mobilisé par la guerre en Ukraine, le Chef de l’Etat aura attendu le dernier moment pour officialiser sa candidature à un second mandat, que les candidats doivent formaliser avant vendredi 18 heures.

 

A 38 jours du premier tour, Emmanuel Macron va ainsi devenir officiellement Président-candidat et pourra donner le coup d’envoi à une campagne plus que perturbée par le conflit et qui sera l’une des plus courtes jamais effectuée par un président sortant.

 

L’invasion de l’Ukraine, a-t-il reconnu mercredi soir, dans une allocution télévisée "vient percuter notre vie démocratique et la campagne électorale". Il a assuré que "cette campagne permettra un débat démocratique important pour la nation et ne nous empêchera pas de nous réunir sur l’essentiel".

 

Cette guerre a aussi un impact sur les sondages; ils montrent qu’elle favorise Emmanuel Macron, jugé par de plus en plus de Français comme un président ayant fait ses preuves.

 

Depuis le début de l’invasion de l’Ukraine il y a huit jours, le Président-candidat a gagné plusieurs points dans les intentions de vote, les sondages le donnant à 27-28 %, soit une dizaine de points devant sa rivale d’extrême droite, Marine Le Pen (RN), qui creuse l’écart avec Valérie Pécresse (LR) et Eric Zemmour (Reconquête !). Le 03/03/22. 

 

 

>Le chômage au plus bas depuis 2008 !

 

Le timing ne pouvait pas mieux tomber pour Emmanuel Macron. A moins de deux mois de l’élection présidentielle, et à quelques jours de devoir annoncer sa candidature, le Chef de l’Etat peut se targuer d’une conjoncture de l’emploi très favorable.

 

Au quatrième trimestre 2021, le nombre de chômeurs, au sens du Bureau international du travail, a diminué de 189 000 par rapport aux trois mois précédents, et monte désormais à 2,239 millions, selon les statistiques publiées ce vendredi matin par l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee).

 

Le taux de chômage, lui, recule de 0,6 point, à 7,4 %, soit le ratio le plus faible depuis 2008. Cet indicateur est proche de l’objectif qu’Emmanuel Macron s’était fixé au début du quinquennat : redescendre à 7 % en 2022. 

 

"Personne n’imaginait qu’on puisse avoir de tels résultats en sortant d’une des crises économiques les plus graves qu’on ait connues au cours des dernières décennies", a déclaré la Ministre du Travail, Elisabeth Borne, sur France Inter, vantant également un taux de chômage des jeunes au plus bas "depuis près de quarante ans".  

 

"Contrairement à ce que disent toutes les Cassandre, matin, midi et soir, l’économie française se porte très bien", a renchéri son homologue Bruno Le Maire, Ministre de l'Economie et des Finances.

                                                         Information "Le Monde", 20 février 2022. 

 

 

 

>Emmanuel Macron annonce de nouveaux réacteurs nucléaires ! 

 

On peut très bien ne pas être (encore) candidat à sa réélection et prononcer de grands discours stratégiques. Emmanuel Macron était à Belfort, jeudi 10 février, afin d’annoncer son plan pour l’énergie. Il se fonde sur la construction de six nouveaux réacteurs nucléaires, avec une première mise en service en 2035, et des "études" pour huit autres. Il entend aussi prolonger la durée de vie des centrales qui peuvent l’être. "Le monde de demain sera plus électrique", a-t-il dit, notamment du fait du changement de motorisation des véhicules et de la décarbonation de l’économie.

 

La donne a aussi changé depuis des mois; les énergies fossiles, le pétrole et le gaz, outre qu'elles contribuent largement au réchauffement climatique, sont de plus en plus chères et nous rendent dépendants des sources d'approvisionnement, nous mettent dans la main des pays producteurs, comme la Russie, l'OPEP et les Etats-Unis. L'indépendance énergétique est donc essentielle.

 

Et les énergies renouvelables ?

 

Le Chef de l’Etat français n’a pas ignoré les énergies renouvelables, promettant de décupler la capacité solaire d’ici à 2050, à 100 gigawatts, et d’avoir à la même date cinquante parcs éoliens en mer, pour 40 gigawatts. L'objectif est bien un mix énergétique tenable sur la durée.

 

Le Président français a prévenu que, faute d’atome, les campagnes de France seraient excessivement constellées d’éoliennes et obligées d’importer des énergies carbonées. Le Groupe intergouvernemental d’experts sur le climat (GIEC) le dit: "La transition énergétique a besoin du nucléaire".  

 

Emmanuel Macron avait choisi avec soin l’endroit et le moment. Il a parlé depuis le site de fabrication des turbines Arabelle équipant les centrales nucléaires françaises, vendu en 2015 à l’Américain General Electric, quand il était Ministre de l’Economie. Ce choix lui avait été reproché, d’abord comme un abandon de souveraineté, puis du fait de la suppression de plus d’un millier d’emplois en 2019. La visite a suivi de quelques heures à peine l’annonce par EDF et General Electric du projet de rachat par la compagnie française d’une partie de l’activité nucléaire du géant américain. 

 

C’était donc de bonnes nouvelles pour le patron d’EDF, Jean-Bernard Lévy, qui s’est fait lyrique en prenant la parole devant des employés, le Président et une énorme turbine : "Ça a été l’hiver du nucléaire, avec Fukushima. Ça fait dix, onze ans ; ce sont les premiers printemps qui reviennent".

 

Reste tout de même, et ce ne sont pas de petits problèmes, l'évaluation des coûts de cette relance du nucléaire, au regard des gains engendrés par le non-recours possible aux énergies carbonées, ainsi que la gestion des déchets nucléaires, en attendant la solution que pourra nous offrir à l'avenir la fusion nucléaire. Le 11 février 2022. 

 

 

Emmanuel Macron, président et candidat en devenir ! 

 

"J’ai déjà dit ce que je pensais des projets, de l’enthousiasme et de l’amour que j’ai pour notre pays. Pour l’instant j’ai l’obsession de la phase aiguë de l’épidémie et que le pic de la crise géopolitique actuelle soit derrière nous. Je ne peux pas raisonnablement expliquer aux Français que je vais m’adonner à ce temps démocratique important, alors que je leur ai dit que je serai président jusqu’au bout et que nous avons une crise à la frontière ukrainienne qui menace notre sécurité collective."

 

"Ces derniers jours, j’ai eu trois fois Vladimir Poutine au téléphone, deux fois le président ukrainien Volodymyr Zelensky. Il est possible que je me rende vendredi en Allemagne pour la deuxième fois en dix jours pour un sommet avec le Chancelier allemand et le Président polonais. Et je prendrai d’autres initiatives."

                                             Emmanuel Macron, La Voix du Nord, 02 février 2022.

 

 

>Préparons-nous, le compte à rebours a commencé ...

 

 

Emmanuel Macron a été élu Président de la République française le 17 mai 2017. Son quinquennat n'a pas été de tout repos. De la révolte des Gilets jaunes à la crise du Covid19, en passant par les grèves contre la réforme des retraites, le temps n'a jamais suspendu son vol pour le locataire de l'Elysée. Il y eu des erreurs de communication, des paroles provocatrices et des fautes de casting. C'est vrai. Mais il y eut aussi de très ombreuses réformes sociales, sociétales et économiques insuffisamment expliquées aux Françaises et Français. Un déficit de pédagogie a marqué les cinq années des gouvernements d'Edouard Philippe et de Jean Castex. Deux faits, non contestables demeurent: la crise sanitaire a été bien gérée, malgré des approximations au début de la pandémie; la reprise économique est là, + 7% de croissance attendus en 2022, selon l'INSEE, et le chômage est en baisse continue depuis l'accession au pouvoir d'Emmanuel Macron. Il y a mis le paquet, avec son "Quoi qu'il en coûte !", qui, il faut le dire, devra, tôt ou tard, faire l'objet d'un plan de retour à l'équilibre des comptes de la nation.  

 

La gauche, Jean-Luc Mélenchon et Anne Hidalgo en tête, tous deux candidats de leur parti à la présidence, France insoumise et Parti socialiste, lui reprochent de ne pas en avoir fait assez, faisant fit, comme d'habitude, de l'équilibre des comptes publics ... Tandis que la droite républicaine, par la voix de sa candidate, Valérie Pécresse, l'accuse "d'avoir cramé la caisse", laissant penser qu'à la place du Chef de l'Etat, elle aurait abandonné sur le bord de la route des dizaines de millions de salariés, des millions d'indépendants et des milliers d'entreprises ... La mauvaise foi et la soif de revanche caractérisent évidemment leurs déclarations politiciennes, ce qui, convenons-en, allège sensiblement la crédibilité de leurs paroles et programmes. 

 

Pendant ce temps, Marine Le Pen se voit doubler sur son extrême droite par un Eric Zemmour toujours plus odieux. L'une tente désormais de rassurer en banalisant un discours qui cache mal tout de même la dangerosité du projet. L'autre laboure les terres fangeuses d'un pétainisme de fond aux allures ... gaullistes. Ces deux-là sont faits pour s'entre-tuer ... à moins que l'un des deux n'en vienne à renoncer à son égotisme électoraliste pour se ranger derrière la bannière du ou de la mieux placé(e) dans les sondages. On peut en douter, ce serait en effet étonnant de la part d'individus formatés pour la filière du chef de meute, et donc très inquiétant; ensemble, à l'heure qu'il est, ne totalisent-ils pas 30% des sondés ? C'est considérable !

 

Quant aux Ecolos et leur candidat, Yannick Jadot, pourtant en phase avec l'urgence climatique, trop absorbés par des luttes de clans, entre "puristes" radicaux et gouvernementaux compatibles, ils n'arrivent pas à convaincre au-delà des franges sensibilisées à la cause verte.

 

469.000 personnes se sont inscrites à la Primaire populaire, c'est beaucoup mieux que les primaires Ecolo et des Républicains, qui ont plafonné en dessous des 200.000 électeurs. On peut comprendre la volonté de certains de voir les candidats des gauches se rassembler et stopper la descente aux enfers des déchirements. C'est sans doute sous-estimer l'impact des égos sur la dynamique politicienne, la logique personnaliste de l'élection présidentielle française, où l'incarnation d'une personnalité prime sur le projet, ainsi que des jeux d'appareils qui ne veulent pas mourir. Les organisateurs de la primaire ont choisi de désigner les candidats en lice, sans leur avis et accord, et de convoquer, in fine, Christiane Taubira pour compléter la brochette des candidats. Les électeurs sont appelés, non pas à voter, mais à évaluer les têtes d'affiche. Malgré le succès réel de la participation, autant dire que celle ou celui qui sortira vainqueur(e) de la primaire populaire entamera la campagne électorale avec un certain handicap, non de crédibilité, mais de légitimité ... Il semble que l'opération soit formatée pour Christiane Taubira, déjà responsable, en 2002, de la défaite de Lionel Jospin, lors du premier tour du scrutin présidentiel au profit de Jean-Marie Le Pen et de son retrait de la vie politique. Tout n'est-il pas dit de la soif de la Guyanaise d'exister, quitte à diviser davantage et à faire perdre son camp ? 

 

Il reste la majorité présidentielle composée de La République En Marche (LREM), animée par le peu charismatique "Délégué général", Stanislas Guérini, du Modem centriste, de François Bayrou, du nouveau parti de centre droit, Horizons, d'Edouard Philippe, et du regroupement, plus que discret, du centre gauche de la macronie, Territoire de Progrès, présidé par le Ministre chargé des Comptes publics, Olivier Dussopt, ancien député socialiste, où l'on retrouve également le Ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, ancien Ministre de la Défense de François Hollande, et du Secrétaire d'Etat aux Affaires européennes, Clément Beaune, ancien collaborateur du premier Premier ministre de François Hollande, Jean-Marc Ayrault. Nous l'avons souligné, la majorité sortante macroniste peut faire valoir des résultats économiques et sociaux honorables ainsi qu'un bilan européen positif, avec le généreux plan de relance sous forme de subventions, le Green Deal et la nouvelle frontière d'une souveraineté géo-politique face à la Chine, à la Russie, à l'Inde mais aussi aux Etats-Unis; qui restent cependant, à la lumière des crises sanitaires, diplomatiques et militaires, notre allié stratégique.   

 

Toute la classe politique, la presse, les médias audiovisuels, les réseaux sociaux et l'opinion publique attendent maintenant la déclaration de candidature d'Emmanuel Macron. Celui-ci a laissé entendre à plusieurs reprises qu'il en avait envie, mais que le moment n'était pas encore venu. Il est vrai que dès lors qu'il se déclarera, le Président laissera la place au candidat, ce qui diminuera de facto la hauteur de sa parole et de ses actes. Ses prédécesseurs, Charles de Gaulle, (Georges Pompidou est décédé avant la fin de son premier mandat), Valéry Giscard d'Estaing, François Mitterrand, Jacques Chirac et Nicolas Sarkozy (François Hollande a dû renoncer tant le contexte ne lui était pas favorable) n'étaient pas plus pressés ... Selon nos informations, le Président de la République devrait annoncer sa candidature, par voie de presse et des réseaux sociaux, entre le 12 et le 21 février. Le compte à rebours a donc commencé. Le programme présidentiel 2022/2027 est  désormais dans les starting blocks. Nous y reviendrons. Les premier et second tours se tiendront les dimanches 10 et 24 avril prochains. Comme à chaque élection, des événements imprévus risquent de débouler dans la campagne. L'alignement des planètes est aléatoire, parfois favorable, parfois toxique, toujours surprenant. Ce sera passionnant, il est à craindre, violent, mais déterminant pour l'avenir de la France et de l'Europe. 

                                                                   Le 29 janvier 2022.

          

En attendant, quelques informations ... 

 

Le site qui accueillera la candidature d'Emmanuel Macron est en ligne: 

 

- https://avecvous2022.fr/

 

Bonne nouvelle ! Dès ce mois de janvier, plusieurs changements continuent à faire entrer l’écologie dans nos vies de tous les jours. Ces nouvelles interdictions et obligations sont des engagements forts pour que notre quotidien s’améliore. Nous agissons pour :

 

L’interdiction de la destruction des invendus non-alimentaires. 

Produire pour détruire c’est terminé ! Les vêtements, produits d’hygiène, appareils électroniques et électriques seront désormais donnés ou recyclés.

 

La fin des chaudières au fioul et à charbon. 

+ d’économie d’énergie, - de pollution !

 

La fin des emballages plastiques : 

- pour une trentaine de fruits et légumes comme les pommes, les bananes ou les carottes ; 

- autour des publicités et journaux.

 

La fin des jouets en plastique dans les menus enfants. 

C’est la fin du plastique mais pas des jouets !

 

L’inscription du logo « Triman » désormais obligatoire sur les produits pouvant être recyclés. 

Le logo ainsi que des « infos-tri » claires doivent être visibles pour le consommateur sur les produits concernés !

 

Ces actions concrètes aident les Français à faire entrer l’écologie dans leur quotidien. En 2022, pour la planète, on continue !

 

 

Savez-vous qu’aujourd’hui, 92% des lois votées depuis le début du quinquennat sont entrées en vigueur dans la vie de tous les jours ? Un chiffre au-dessus de la moyenne des quinquennats précédents qui démontre une nouvelle fois qu’avec le Président, les actes suivent les mots.
 
En 2022, la France continue d’avancer, en témoignent les nouvelles de la semaine :

  • L’amende pour harcèlement de rue triplée et portée à 300 euros ;
  • 1250 policiers supplémentaires dans nos rues dès le mois prochain pour garantir la sécurité de tous ;
  • La fin du silence sur l’endométriose qui touche 2 millions de femmes ;
  • Tous les Français, quelle que soit leur orientation sexuelle, pourront désormais donner leur sang.
 

Pour notre santé !

1 femme sur 10 souffre en silence. L'endométriose est une maladie chronique qui touche près de 2 millions de Françaises. Une maladie complexe, très douloureuse et invisible.

Parlons-en, partageons leurs témoignages 

Et surtout, changeons les choses !
 
Depuis 2017, le Gouvernement prend le problème à bras le corps pour sensibiliser sur cette maladie. Sur demande du Président de la République, le ministre des Solidarités et de la Santé, Olivier Véran, a mandaté la gynécologue et députée européenne Chrysoula Zacharopoulou pour élaborer une stratégie nationale contre l’endométriose.
 
Présentée ce mardi, la stratégie repose sur trois priorités :
lancer un programme national de recherche pluridisciplinaire
identifier un centre d'expertise par région pour offrir soins et diagnostics
→ sensibiliser l'ensemble des acteurs de la société.
 
Pour notre droit à la vie tranquille !

Parce que nous avons tous le droit de vivre en sécurité dans notre République, Emmanuel Macron a fixé lundi à Nice de nouvelles priorités pour le droit à la vie tranquille.
 
Harcèlement de rue, violences intrafamiliales, trafic de stupéfiants, cyber-délinquance… C’est un budget conséquent de 15 milliards d’euros sur 5 ans qui a été annoncé pour la sécurité de tous.
                                                     Le 30 janvier 2022.